dans nos tableaux se correspondent verticalement, donnent les positions succes-sives d’une même extrémité de la bulle d’air. Ceci une fois posé, il est clairque dans l’observation des étoiles circompolaires, les nombres de la premièrecolonne ( gauche ) se rapportent successivement aux extrémités sud et norddu niveau. Si le premier de ces nombres est plus petit que le second , l’axedu cercle est incliné vers le midi, tandis qu’il serait incliné vers le nord , si ,dans cette même colonne , les nombres qui correspondent aux observations im-paires étaient plus grands que les suivans : on trouvera précisément le contrairesi on effectue les soustractions dans le même ordre , dans la colonne de droite.Apprécions maintenant l’influence que l’inclinaison de l’axe doit avoir sur lesdistances au zénith, mesurées avec le cercle de Borda. Or il est facile dereconnaître que le système d’opérations qu’on exécute avec cet instrument, donnele double de la distance de l’objet qu’on observe au point du ciel auquel aboutitl’axe du cercle prolongé indéfiniment. Si l’axe est vertical , on arrive immé-diatement au double de la distance au zénith ; si l’axe est incliné , par exemple,vers le midi , on trouvera un angle plu 3 fort ou plus faible que le double de ladistance au zénith, suivant que le point observé sera situé au nord ou au sud;on obtiendra , au contraire, une distance trop faible vers le nord et trop forte ducôté du midi, si l’axe est incliné vers le nord.
D’après ces considérations, il est évident que pour les étoiles circompolaires,les seules dont nous ayons maintenant à nous occuper, on trouvera la valeur etle signe de la correction qu’il faut appliquer à la distance au zénith déduitede chaque couple d'observations conjuguées, en prenant la moitié de la diffé-rence entre les observations correspondantes d’une même extrémité de la bulled’air. La correction sera positive toutes les fois que , dans la colonne de gauche ,le nombre qui correspond à l’observation impaire sera plus grand que le suivant jelle sera négative dans le cas contraire. Il est presqu’inutile de dire qu’en opé-rant de la même manière sur la colonne de droite , on doit trouver les mêmesnombres , mais avec des signes différées.
Nos tableaux donnent le signe et la valeur en parties du niveau , de la correc-tion qu’il faudrait faire à la double distance au zénith que fournirait chaque coupled’observations consécutives. La correction définitive s'obtient en prenant la sommede ces corrections partielles qu’on divise d’abord par le nombre de répétitionsdont la série se compose , et qu’on multiplie ensuite par la valeur ci-dessus dechaque partie du niveau.
Nous avons donné plus haut les passages au méridien qui ont été observésà Formentera ; mais il faut remarquer que ces passages ne se rapportent pastous à la même position de l’instrument. Du n décembre 1807 au 10 jan-vier 1808 exclusivement, la mire était un objet terrestre , situé au nord dans l’iled’Iyiza, et qui s’était trouvé par hasard sous un des fils de notre lunette. La