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Tome quatrième.
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DU PENDULE À SECONDES. 487

calotte qui l’unit à la boule par son adhérence ; si la boule n’était pas par-faitement homogène, ou si quelque accident avait altéré sa sphéricité,ces réductions dev iendraienl fautives ; il en serait de même, si l’on n’avaitpas bien estimé la position du centre de gravité de la calotte, son poids,celui du fil, où que l’on n’eùt pas bien réglé le couteau de suspension,de manière à rendre ses oscillations peu différentes de celle du penduled’expérience. Toutes ces données indispensables sont, chacune en parti-culier, susceptibles d’une petite erreur qui influe sur les résultats défi-nitifs; et, en supposant même qu’elles soient tout-à-fait milles, il resteencore l’incertitude de la mesure absolue de la longueur, qui est plus oùmoins grande selon que les procédés sont plus ou moins parfaits, et quipourrait même renfermer une erreur constante inhérente à la forme desappareils, erreur qui alors ne pourrait pas être apperçue, puisqu’elleserait commune à tous les résultats.

Ainsi pour que la vérification fut complète, il fallait que nous con-servassions scrupuleusement les mêmes procédés; c’est à quoi nous avonseu la plus grande attention. Le même couteau qui nous avait servi àFermentera, a été comparé d’abord à notre horloge. En le mettant enmouvement avec elle, les intervalles des coïncidences étaient de 3oo se-condes environ; à Formenlera ils étaient de 100 secondes, et nous avionstrouvé parle calcul, que l’influence du couteau sur la longueur du penduleétait moindre que — 3 V^de millimètre; elle était donc encore moindre àParis ; le fil était de cuivre comme à Forai entera, pris sur le même rou-leau, et immédiatement après le dernier bout dont nous avons fait usagedans cette île. La manière d’observer les coïncidences, l’étendue desarcs, les contacts de la boule, étaient aussi les mêmes; enfin nous avonsemployé les mêmes réductions. Quant à la marche de notre horloge,elle a été soigneusement •déterminée par un grand nombre de passagesd’étoiles observés à la lunette méridien de l’observatoire, où ces expé-riences ont été faites. Le fil que nous avons employé, et par conséquentle pendule, ont été les mêmes pendant toutes les expériences, sans autrechangement que les dilatations que la température y occasionnait. Nousavons cru inutile de faire varier autrement cette longueur, puisque leschangemens occasionnés par la température suffisaient pour que la quan-tité à mesurer fût différente, et par conséquent laissaient aux expériencestoute leur probabilité. Nous avons observé ainsi à des jours différais,quarante-six coïncidences dont les intervalles moyens étaient eni iron