DU PENDULE A SECONDES. 5 77
d’incertitude, à cause de l’influence que peut y exercer la configurationdu tranchant du couteau par lequel le fil du pendule est suspendu. Eneffet, le capitaine Kater a mesuré à Londres la longueur du pendule ab-solu , par un procédé totalement différent de celui de Borda, et danslequel la mesure de cette longueur devient indépendante de la finesseplus ou moins grande du tranchant des couteaux employés comme sus-pension. Le même savant a ensuite observé dans la même ville, et dans lemême appartement, le nombre d’oscillations diurnes d’un pendule decomparaison qu’il a successivement porté à Unst et à Leith, précisémentau* mêmes stations où mes observations avaient été faites ; et enfin, en ob-servant de nouveau ce pendule à Londres , à son l'etour, dans le même lieuoù il l’avait fait osciller d’abord, il a reconnu qu’il ne s’était nullementaltéré. Ces observations diverses ont étéd’ailleursfaites avec des soins quileur âssurent la plus scrupuleuse exactitude. Or, au moyen du pendule decomparaison observé à Unst et à Leith, nous pouvons transporter rigoureu-sement, par le calcul, la mesure absolue de M. Rater dans ces deux stations ;et trouver ainsi, sans aucune hypothèse, la longueur qu’il aurait réellementobservée dans chacune d’elles, s’il y avait effectué cette opération par lesmêmes procédés dont il a fait usage à sa station de Londres ; de sorte queson premier résultat ainsi transporté par le calcul, devient rigoureuse-ment comparable aux miens, sauf la différente nature des procédés.Je vais donner ici le calcul de cette réduction ; mais auparavant jedois faire remarquer que, pour rendre la comparaison des résultats toutà fait exacte et régulière, il ne faut pas employer les valeurs défi-nitives des longueurs et des nombre d’oscillations données par M. Katerdans son mémoire ; car ces valeurs renferment la réduction des résultatsau niveau delà mer; et quoique, par une heureuse combinaison decirconstances, les hauteurs des trois stations au-dessus de ce niveausoient très petites, ce qui rend la correction dont il s’agit très faible,néanmoins il est plus exact de les en dépouiller afin de n’avoir à com-parer que les observations pures ; et ce soin était ici d’autant plus né-cessaire, que le capitaine Kater, d’après les idées suggérées par M. Young,a employé une formule de réduction plus faible que ne le supposeraitle décroissement de la gravité réciproque au carré des distances, réductiondont il modifie même le coefficient d’une manière variable , selon le plusou moins de densité locale qui lui semble ind iqué par les caractères géo-logiques de chaque station. Pour dépouiller les résultats de ces correc-
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