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RÉSUMÉ DES EXPÉRIENCES, etc.
ADDITION.
Comme les variations de la pesanteur se déterminent souvent par le transport dependules de comparaison supposés invariables , je crois utile de rapporter ici laformule qui sert à calculer ce genre d’expérience, en y introduisant les coefli-ciens numériques que nous avons déterminés page , d’après la combinaison dela mesure d’Unst avec l’aplatissement c,oo3a6 donné par la théorie de la pesan-teur.
Si l’on suppose qu’un pendule invariable dans sa masse, sa figure et sa longueur,soit d’abord observé à la latitude- L, et qu’il y fasse en un jour moyen solaireun nombre N d’oscillations infiniment petites, et réduites par le calcul à ce qu’ellesseraient dans le vide, ce même pendule transporté à une autre latitude L' pluséloignée de l’équateur que la première, y fera par jour un nombre d’oscillationsplus considérable ; et, si l’on représente ce nouveau nombre par N -+• n, la valeurde l’accélération diurne n sera donnée très approximativement par la formulesuivante
BN■ sin (L' — L) sin (1/ -}- L)a ( A-f- B sin*L) ’
les coefiiciens A et B étant tels que nous les avons déterminés page 575, c’est-à-dire
A = 739*687685, B = 3,9869 3 7.
Pour donner une application de cette formule, je choisirai les observations faitesen 1820 par le capitaine Sabine, à l’île Melville, par 74°47'<4">36 de latitude bo-réale, dans le mémorable voyage du capitaine Parry. Les pendules de compa-raison étaient au nombre de deux, appliqués à deux horloges dont les mouvemensservaient à compter les oscillations. Leur marche ayant été très régulière, et ex-trêmement peu différente, je prendrai la moyenne des résultats. La premièrestation a été celle du capitaine Rater à Portland-Place, et le nombre moyen d’os-cillations en un jour solaire était 86444,7184 (O; on avait donc
L = 5i° 3i' 8",4, L' = 74°47 ' i 4">36, N = 86444,7184 -,
avec ces élémens, la formule donne l’accélération diurne n égale à 73",929 ; lesobservations du capitaine Sabine ont donné 74",733 , en sorte que la différence11’est pas d’une seconde entre le calcul et l’observation ; accord bien remarquablesans doute, et qui doit faire admirer le zèle autant que l’exactitude des obser-vateurs , si l’on considère les circonstances presque surhumaines dans lesquelles ilsont opéré.
[J) Jomnal of a Voyage for llje (tiscoverir of a INortti wcst passage, page clxv.