DU PENDULE A SECONDES. 583
à la latitude de 5i*3i'8', d’après les observations de
Ka ter. 742,106607
Même longueur calculée d’après la formule de lapage 575, en partant delà mesure d’Unst et de l’apla-tissement donné par la théorie. 742 ,i3ü3oi
Excès de.la formule sur l’observation de Kater.-(-0,023694
L’excès de la même formule sur l’observation deDunkerque a été trouvé plus haut de.-f-o,02io36
Il ne diffère donc du précédent que de o’" m ,002668, c’est-à-diremoins de trois millimètres ; ainsi, en admettant ce petit écart dans lesexpériences comme très possible, on voit que, si le capitaine Kater eûtobservé le pendule absolu à Dunkerque , par son procédé , il y eûttrouvé exactement la même longueur que nous y avons oltenue M. Ma-thieu et moi, par le procédé de Borda; ce qui confirme encore l’exac-titude et la parfaite coïncidence des deux procédés.
La concordance des résultats du capitaine Kater avœ les nôtres,lorsque les uns et les autres ne peuvent pas se représeiter rigoureu-sement par une variation de la pesanteur proportionnelle au carré dusinus de la latitude, achève de mettre en évidence que cette impos-sibilité est réelle, et qu’ainsi l’on ne peut se flatter de représenter leslongueurs du pendule pour tout le globe, par une mêmt formule quiles reproduise avec une complette rigueur, mais seulenent dans leslimites des différences que les variations locales de la pesasteur peuventy occasionner. Alors tout ce qui reste à faire consiste à employertoujours des procédés d’observations assez exacts pour que les erreurspropres qu’ils comportent, soient fort inférieurs en étenlue aux effetsréels des causes accidentelles, afin de pouvoir déduire celles-ci deleur comparaison avec la formule théorique construite sir l’ensemblede toutes les observations. C’est là que s’arrêtent nécessairement les re-cherches de physique générale, qui peuvent seulemen; atteindre lapartie des phénomènes produite par des causes régulières, tt conséquem-ment susceptibles d’être soumis à des lois.