26 TABLEAU DU PROGRES
fondeur & à la distance qu on désiré, dans lesquelles le grain, en tombant,
est enterré aussitôt.
Ce qssil y a de plus intéressent dans ce íy sterne , c’est la division des champsen planches Sc en plates-bandes. M. Tull veut que, íur chaque planche, onsème deux ou trois rangées de grains ; qu’entre chaque rangée, il y ait uneséparation de sept à huit pouces ; Sc que les plates - bandes, c’est - à - dire,l’eípace vuide qui sépare les planches, aient encore quatre ou cinq pieds delargeur. Plus de deux cént expériences faites en différens endroits du royaume,démontrent que le terreîn de ces plates-bandes , que l’on pourroit regardercomme perdu, contribue au contraire à augmenter la récolte ; Sc que c’estun moyen sûr pour les postèíseurs de terre de doubler leur revenu , sensaugmenter leurs dépenses. Chaque grain de froment, au lieu de deux ou troistuyaux qu’il auroit íuivant la culture ordinaire, en produit vingt Sc trente ;de forte que, si on pou voit répandre ces trente tuyaux dans les plates-bandes,la terre seroit aussi couverte que si on l’avoit ensemencée à l’ordinaire, avecla différence que les épies íbnt beaucoup plus gros , Iuivant la nouvelleméthode ; d’où il s’eníuit qu’une récolte est plus abondante.
M. Patulo nous a développé un autre procédé pour l’amélioration des terres,qui consiste à lès rectifier par leur mélange Sc la juste application de diversengrais connus ; là marne, le fable , la craie, S’c. 11 propose d’enclorre lesterres à la manière d 5 Angleterre ; c’est-à dire, d’en former des enclos de quinzeà trente arpens, bordés de fossés de cinq à six pieds de large, Sc de trois ouquatre de profondeur, avec une haie vive d’épines, où il veut qu on plante,de vingt en vingt pieds , siir la même ligne, un chêne, un orme, unhêtre, ou autres arbres qui servent à fortifier cette haie, Sc fournissent desbois utiles. Ces haies produiroient des avantages très - considérables : ellesgarantiroient les grains de toute eípèce de bestiaux Sc de bêtes fauves quipeuvent y venir paître, Sc faire dans l’hy ver, quand la terre est molle, plusde dégât encore avec leurs pieds : elles empêcheraient l’entrée aux paysansqui vont, dans l’automne, dépouiller les chaumes au grand détriment de laterre pour laquelle ils font un excellent engrais naturel : de plus, ces haieséchaufferaient Sc changeraient en quelque sorte le climat ; elles garantiroientles grains , Sc ses troupeaux que l’on pourroit faire parquer toute Tannée, desrigueurs de Thyver, Sc des vents froids Sc destructeurs du printemps ; par-là,les récoltes feraient moins tardives Sc plus abondantes. Enfin, ces fossés ser-viraient à dessécher Sc à égouter les terres des pluies, Sc ses tiendraient enétat d’être labourées preíque en tout temps.
Cet auteur veut encore qu’on sème la moitié des terres en herbages artifi-ciels pour les bestiaux, Sc 1 e reste en froment, en orge, excluant les seigles,les jachères , ses avoines employées pour la nourriture des chevaux; Sc re-