DES ARTS ET DES SCIENCES.
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DES PRINCIPAUX ARTS MEC H A NI QU ES-
ARTICLE PREMIER.
VAGRICULTURÈi
í e gouvernement rie s’est jamais davantage occupé des moyens de perfec-tionner Sc d’encourager l’agriculture. Il est de plus en plus pénétré du grandprincipe de M. de Sully, que les revenus de la nation ne font assurés qu au-tant que les campagnes font peuplées de riches laboureurs ; que les dons dela terre font les seuls biens inépuisables ; Sc qu un état ne fleurit qu autant quél’agriculture y est en vigueur.
Le grand Colbert n’avoit pàs àffez tourné ses regards vers cet art , dcíèmbloit savoir sacrifié aux manufactures. D’excellens écrits ont éclairé láFrance fur ses vrais intérêts ; la nature a été épiée Sc saisie de tous les côtésou elle pouvoit être utile. Il ssost formé plusieurs sociétés d’ agriculture , enBretagne, en Normandie , en Flandres * dans le Límoíîti Sc à Paris, dontquelques-unes ont déjà produit des observations très - intéressantes & d’unéutilité générale; Les meilleurs prócédés des étrangers , Sc sur-tout des'Angiois, ces premiers cultivateurs du monde, ont été appropriés à la culturede nos terres. Enfin, nous avons publié les recherches les plus importantesíùr les différentes parties de cet art, le nourricier de tous les autres. On nepeut trop annoncer ces découvertes précieuses ; elles méritent qu ’on y insistede préférence 9 à raison de leur plus grande utilité , pour le bonheur de lanation*
M. Duhamel du Monceau, si connu par fòn zèle patriotique pour lesprogrès de nos arts utiles, est le premier qui nous ait éclairés fur les avan-tages de la culture des terres. Il a célébré le système de M* Tull {cl )* dontil a démontré l’excellence des principes, qui consistent principalement à culti-ver les plantes quand elles font sorties de terre, Sc à aUgmeriter la fertilitédu terrein, non pas uniquement par les fumiers, mais encore pár les laboursfréquèns, qui, brisant Sc divisant la terre, favorisent puissamment íà végé-tation. Afin que la semence se répande plus uniformément sor la terré, cetAngiois propose aussi urt nouveau semoir (&) q u * forme des rigoles à la pro-
(a) Cet ouvrage est intitulé : Traité de ía cul-ture des terres , suivant lesyfième de M. Tull , phy-sicien Angiois , qui a aussi imaginé la manière dechâtrer le poisson dans les étangs j ce qui le
tend plus gros 8c d’un Meilleur goût.
{b') Ce semoir a été f origine de quantité dau-*ttes semoirs nouveaux!
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