TABLEAU DU PROGRES
Gastronomie, cette science si néceíTaîrè pour perfectionner la navigation >s’est extrêmement enrichie. Tous les phénomènes célestes, & fur-tout leàcomètes, ont été observés avec un soin Sc une intelligence particulière.M, Maraldi a donné une fuite ^observations qusii a faites pendant trente ansfur les satellites de Jupiter, quî ont servi à perfectionner cette théorie. M. deJListe, par une multitude d’obfervations qu il a faites à Péteríbourg Sc à Paris,a beaucoup contribué à déterminer, avec plus de précision , le mouvementdes planètes.
Peu Gastronomes ont rendu d’ausii grands services à cette science , queM. l’abbé de la Caille ; il a donné les tables les plus exactes du cours du Soleil.Ayant été envoyé au cap de Bonne-Eípérance pour faire des observationsrelativement à la distance de la Lune à la Terre, pendant queM.de la Landeen faiíbit de correspondantes à Berlin ; il rapporta de son voyage un cata-logue de p8oo étoiles inconnues, qu’il avoit observées entre le pôle australSc le tropique du Capricorne, Sc de plus un degré du méridien mesuré avecexactitude dans cette extrémité de l'Afrique. La réputation de nos astronômess’est tellement étendue , qu’elie a pénétré jusques dans le serrail duGrand-Seigneur, qui a envoyé chercher, il y a quelques années, un recueilde tous leurs ouvrages.
Toutes les fois qu’il se trouve quelques phénomènes célestes â observes2ont les sciences peuvent tirer avantage, on ne néglige ni foins ni dépensespour contribuer à leur avancement. Lors de la conjonction de Venus avecle Soleil , le 6 juin tjóî , opération qui devoir déterminer avec la plus.grande précision la distance du Soleil à la Terre, nous avons vu envoyer,aux dépens du Roi, des observateurs dans toutes les parties du monde: M. leGentil, à Pondicheri; M. l’abbé Chappe, à Tobolsck en Sibérie; M. Pingre,Chanoine régulier de Sainte Geneviève, à l’iste Rodrigue près Piste de Bourbon :Ut précédemment, en 1748, Mi le Monnier avoit déjà été en Ecosse pour y faire^observation d’une éclipse annulaire. Ge fut à cette occasion que ce seavanteut la satisfaction de mesurer le disque de la Lune sur celui du Soleil, Sc dedémontrer, par expérience, que les corps obscurs ne diminuent pas sensible-ment en grandeur, lorsqu ils font vus eux-mêmes fur un fond lumineux.
Au bruit de la découverte faite en Angleterre , par M. Harriston, d’unemachine propre à déterminer les longitudes en mer, Sc éprouvée par deuxvoyages consécutifs à la Jamaïque, Sa Majesté sit partir MM. Camus &Sc de la Lande avec un de nos habiles horlogers, qui avoit déjà travaillé furcet objet, pour en prendre connoissance Sc nous en procurer une semblable.
Mais le témoignage le plus éclatant du zèle de notre Auguste Monarquepour le progrès des sciences, ce font ces voyages entrepris pour détermineravec la plus grande précision, la figure de la Terre. En 173^ , MM. Godin,
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