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Monumens érigés en France à la gloire de Louis XV / Pierre Patte
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4 6 TABLEAU DU PROGRES

ia réguîaritê da mouvement des comètes, Sc le pouvoir de l’attraction des

corps célestes entre eux.

M. d’Aiembert, dont nous avons un Traité de Véquilibre & du mouvement desfluides, des recherches savantes sor les vents, Sc un excellent Traité de dyna-mique, ou il réduit tous les problèmes du mouvement des corps à la considé-ration la plus simple , qui est celle de l'équilibre, publia en 1749 une théorieextrêmement íçavante íur la précejsion des équinoxes Sel a natation de Vaxe de laterre ; il démontra qu’en dix-huit ans cet axe fait une petite révolution dansun cercle qui auroit dix-huit secondes de diamètre. Ce mouvement apparentqu'on observe dans les étoiles fixes , avoit déjà été remarqué des *737 P arM. Bradiey en Angleterre : mais il n’est pas moins vrai qu’on doit à cet aca-démicien d'en avoir démontré la cause, à Paide de la plus sublime géométrie.Dans Gastronomie, il n’y a guère qu’un cercle de connoiíïànces à parcourir.La plupart des grandes découvertes sent indiquées ; il ne reste aux vraisíçavans qu’à saisir les faits plus exactement, & à en démontrer les causes Ça),

Il s’est trouvé une dame célèbre par ses profondes connoiíïànces, qui a exécutéce que les plus íçavans hommes de PEurope auroient dû entreprendre.Madame la marquise du Châtelet a traduit Sc commenté les Principes mathé-matiques de la philosophie naturelle de Newton. Non-seulement elle ne s’est pasaíïujettie à la lettre ; mais, pleine du génie de ce grand philosophe, elle atransposé quelquefois ses idées, les a éclaircies Sc placées dans le jour le plusfavorable pour mettre à portée d’en saisir le véritable esprit. Newton étoitsûrement bien éloigné de penser, loríqu’il produisit son ouvrage , qu’unedame Françoise seroit un jour digne d’être son interprète.

Tant d’accroiísemens dans nos sciences, une application si soutenue de lapart du gouvernement à les encourager Sc à les protéger , ont nécessairementprocuré la plus grande réputation à nos íçavans. Différens Souverains enont attiré plusieurs dans leurs états, Sc leur ont accordé les places les plushonorables Sc les distinctions les plus flatteuses. On a vu M. Godin, de'notre académie des Sciences, à la tête de la marine d'Eípagne ; M. l’abbé deCondillac, appellé pour être précepteur de l’Infant fils d u duc de Parme ; M. deMaupertuis, attiré en Fruste pour être directeur de l’académie de Berlin, placequi depuis a été offerte à M. d’Alembert (fans parler de M. de Voltaire Sc de M. lemarquis d’Argens,. &c. ). M. de Liste, célèbre astronome, qui fut attiré en 1724par le Czar Pierre le Grand, a joui en Russie pendant trente ans de la plus

(a) Outre les ouvrages des différens membresde l’académie des Sciences, que nous avons ci-tés , il y en a plusieurs autres excellons , tels quele Traité du Calcul intégral de M, Fontaine.

L’ouvrage sur la figure de la terre . de M.Bouguer.

L’Architeêlure hydraulique, de M. Bélidor.

Les Traités d’Astronomie de MM. le Monnier,de la Caille & de la Lande. L’ouvrage fur-toutde ce dernier académicien , est le plus complet& le plus étendu qui ait encore paru fur -cettematière.