ÉRIGÉS A LOUIS XV. 127
monument comme une eípèce de place, ayant de íè réunir aux Boulevards, luiserviront d’accompagnement, Sc aideront à le faire valoir. Dans le milieu de ceportail, il y a un avant-corps porté fur quatre colonnes, couronné par un fron-ton. A ses extrémités, font deux autres avant-corps avec chacun deux pi-lastres Sc deux colonnes cantonnées d une manière très - ingénieuse. Lesentre-colonnes de cet ordre corinthien font coupées un peu au-deífous dutiers de leur hauteur par un imposte ou plinte régnant dans tout f intérieurdu porche , où son volt cinq portes terminées par des frontons circulaires.Au-deísos Sc appuyé fur la plinte, font des niches avec des statues ornées defrontons triangulaires, excepté à plomb de la grande porte d’entrée, où l’onremarque une table pour une inscription.
Tout cet édifice est couronné par une balustrade avec des entrelas ; íùr la-quelle il y a, soit des vases, íoit des figures qui répondent au-deífus des co-lonnes. En retraite , íur le mur de la nef, règne un attique : son milieu est sur-monté d’un piédestal portant une croix rayonnante. Ses deux extrémités for-ment un avant-corps percé chacun d’une croisée, Sc ont pour amortiífementdeux petits dômes quarrés qui soutiennent ce portail, l’élèvent, Sc fervent enmême temps d’accompagnemens pour faire pyramider le grand dôme.
L’intérieur de ce monument (pi. XI) , est décoré d’un ordre corinthien,de quatre pieds de diamètre , dont les colonnes font une à une, à Limi-tation des anciens : f architecte ne s’en est écarté qu’aux endroits où la soli-dité Sc la íymmétrie l’exigeoient, tels qu’aux extrémités des bras de la croixà aux angles des pendentifs. Entre les colonnes, le long de la nef, on voltdans le fond des chapelles des niches quarrées, ornées de figures, Sc couron-nées de frontons avec des vitraux au-deífus : trois marches élèvent ces cha-pelles , du fol de l’Egliíè; A plomb de leur entrée , fur le mur desbas-côtés, il règne des tribunes tout au pourtour. On ne íçauroit trop ap-plaudir à la convenance de cette décoration. Des niches, des statues , desbas-reliefs devroient toujours faire le principal ornement des Temples : carles tableaux y parodient toujours postiches ; ils n’ont aucune liaison avec l’ar-chitecture , ils tranchent trop, Sc ôtent cette unité Sc cet accord qui font lecharme de cet art.
Au milieú de cette Eglise, s’éiève la coupole qui sort de baldaquin atimaître-autel. Entre les colonnes, au tour du sanctuaire, il y aura quatre sta-tues élevées sor des piédestaux, représentant les quatre Evangélistes : lespen-*dentìfs, dont la naissance est cachée par des torchères, feront décorés de bas-reliefs. Leur couronnement doit être une grande corniche dont la frise seraornée de guirlandes dè fleurs. Au - dessus , il y aura une balustrade suffi-samment avancée pour dérober d’en bas, par fa faillie, la vue des jours qu!doivent éclairer les peintures de la coupole. Enfin, la voûte de la nef, quì