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Tome douzième.
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DE CHXLLIEs.1 G 90.

Deuil desFils pourleur Pêère.

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1 VvONAGES DANS LEL E

Richeſſes, unique cauſe de la perte de Siam, de la mort du Roi, decelle de M. Conſtance,& de quantité d'autres; Richeffes, cauſe quela Princeſſe de Siam a eété abandonnée, quoique Fille unique,& Héritié-re du Royaume, qu'elle deſtinoit, avec ſa main, au jeune Mar luis DesFarges; Richeſſes, cauſe de la ruine de la Femme& du Fils unique deM. Conſtance, rendus à Pitrachas, avec la plus indigne läâchete qui ſeſoit jamais faite; uniquement parceque ſi la Mère, ou le Fils, fuſſentpaſſés en France, il auroit fallu que les vautours qui partageoient laproye, Feüſſent laiſſée échaper de leurs ſerres; enfin, pour comble demalheurs, Richeſſes, cauſe de la perſécution que les Chrétiens y ontſouffert,& y ſouffrent encore. Les propres Enfans de M. Des Fargesne s'en ſont point cachés ici;& voici ce que j'al appris de certain ſurleur fujet.

„ S1-T0T qu'’ils furent arrivés dans cette Ifle, leur premier ſoin fut d'†faire des connoiſſances. Rien ne leur étoit plus aifé; tous deux bienfaits d'eſprit& de corps, tous deux à la fleur de leur àge,& tous deuxjettant l'or à pleines mains, trouvêerent ce qu’'ils cherchoient. Ce nefut, pendant deux mois de ſéjour, qu'une ſuite perpétuẽélle de feſtins,de bals& d'autres plaiſirs. je connois quatre Demoiſelles, dont lamoins belle,& la plus vieille a fait payer ſes faveurs juſqu'à quatre oucinq cens piſtoles aux diſcrets& généreux Marquis& Chevalier DesFarges. Une entre les autres, que je nommerai Fanchon, a vendu lesſiennes mille piſtoles au Chevalier, outre pour plus de quatre cens piſto-les en divers préſens qu'il lui a faits. On tient pour conſtant ici, qu'ilsont depenſé au delà de cinquante mille écus chacun, a leurs ſeuls diver-tiſſemens; Et quand M. PIntendant, en préſence de M. Cε, lun des Ca-pitaines de la Colonie, leur dit à table, qu'ils avoient mauvaiſe grace detant donner à leurs plaiſirs, ſi-tôt après la mort de leur Père, les deuxFrèêres, comme de concert, lui répondirent unanimément; qu'ils ne pou-voient trop ſe réjourr de la mort d'un homme, qui avoit ôté la Couron-ne de Siam à'Ainé,& le Généralat au Cadet(e),& que toute la bonté du

„ Roi

long-tems, dit- il, tout ce qu'il m'avoit fait„François à Bancok, n'avoit en d'autreſouffrir à Siam,& ſes malbeurs lui a-„ vüe, que de s'aſfürer de la protection devoient tellement rendu ma première ami-„ la France, où il comptoit même de ſe re-tie, qu'après ſa mort, dont je fus vérita-„tirer, ſi la ſituation de ſes affaires venoltblement touché, je ne ſouhaitai rien tant„ à changer. Son Frère, perſuadé par ceque de faire plaiſir à ſa Famille. On me„ que je lui avois dit, ſe détermina à paſſerdit qu'il lui reſtoit un Frêre au Village de„ en France, dans mon bord, ouù je lui fisla Cuſtode.(Voyez ci- deſſus, pag. 15&„ toutes les amitiés imaginables. II retira121.) ſe fus le chercher auſffi-tôt;& a.„ à Paris, de très- groſſes ſommes d'argent;

près luf avoir fait civilité, je lui apprisqu'il y avoit à Paris, des ſommes très-conſidérables, que M. Conſtance y avoitenvoyées par le Pêre Tachard, au retourde ſon premier Voyage.'etois trés-bieninformé de cet article, dont M. Conſtan-ce lai-même m'’'avoit fait confidence.Preuve de ce que j'ai dit ailleurs, que ceMiniſtre, dans l'établiſſement qu'il fit des

„ mais, comme s'il eüt été arrêté, que je„ ne recevrois jamais que des ingratitudes„ de la part de cette Famille, il partit pour„ retourner dans ſon Pays, ſans ſeulement„ me remercier,& même ſans me venir„ voir“. Memoires du Comte de Fonbin,

Tom. I. pag. 354(½) Ceeſt ſans doute une pure gaſconna-de de ces jeunes évaporés.