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DzschiPrlIoNPU RovAUMEDE SIAM.
Sceaux deSiam.
Emploi duBarcalon.
Revenusloyaux.
236 VOYAGES DANS LE
ils ſuivent leur panchant pour le fils d'une Mattreſſe à laquelle ils ont donneleur affection.
Qvorauzg ce ſoyent les Femmes du Palais qui habillent le Roi de Siam,elles n'ont pas ſoin de ſa garde-robbe. L Etat a des Officiers pour cettefonction, dont le plus conſidérable eſt celui qui touche au bonnet du Mo-narque. C'eſt ordinairement un Prince du ſang royal de Camboye. Son ti-tre eſt Oc-yà Qut Haya-tanne.
LE Royaume de Siam n'a point de Chancelier. Chaque Officier qui adroit de donner par écrit des ſentences ou des ordres, ſous le nom géné-ral de Tava, poſſède un ſceau que le Roi lui donne. Ce Prince a lui-mè-me ſon ſceau royal, qu'il ne confie à perſonne,& qu'il employe pour toutce qui vient immédiatement de lui(o). La figure des ſceaux Siamoiseſt en relief. On les frotte d'une eſpèce d'encre rouge,& c'eſt avec lamain qu'ils s'impriment. Un Officier inférieur prend cette peine; maisc'eſt à Officier, qui poſſede un ſceau, à le tirer de ſa propre main de deſ-ſus Fempreinte.
LE Pra-Clang, ou, par une corruption des Portugais, le Barcalon, eſtPOfficier qui a le département du Commerce, au dehors,& dans l'intérieurdu Royaume. C'eſt le Sur-intendant des Magaſins du Roi, ou, ſi Ponveut, ſon premier Facteur. Ce titre eſt compoſé du mot Bali, Pra, quiſignifie Seigneur,& du mot de Clang, qui ſignifie Magaſin. Le Barcalonpaſſe auſſi pour le Miniſtre des affaires étrangères, parce qu'elles ſe rédui-ſfent preſque uniquement au Commerce. C'eſt à lui que les Nations réfu-giées à Siam s'adreffent pour leurs affatres, parceque la plüpart n'y ſont at-tirées que par le Commerce. Enfin, cieſt lui qui regoit les revenus desVilles du Royaume.
Ox diſtingue deux ſortes de revenus royaux; ceux des Villes& ceuxde laCampagne. Les premiers, qui ſont regus en première main, par Oc-Jà Pillarep, fuivant la Loubere,& par Vorethep, ſuivant Gervaiſe, conſiſ-tent en treize articles:
10. SuR quarante braſſes quarrées de terres labourables, un Mayon, ou-un quart de Tical par an: mais cette rente ſe partage avec le Tchaou-Me-üang,& n'eſt pas même tropꝑ fidélement payce ſur les frontières.
29. SvUR les Batteaux ou les Balons, un tical pour chaque braſſe de lon-gueur. Ce droit ſe leve comme une eſpèce de Douane, en certains endroitsde la Riviêère, fur-tout à Tchainat, quatre ou cinq lieues au- deſſus deSiam.
3⁰. LEs
(°) La Loubere prétend avoir remarquéque tout ce qui ſe fait au nom du Roi deSiam n'a nul pouvoir, s'il n'eſt falt dans lelieu où ce Monarque réſide actuellement. IIajoùte qu'il y a dans Siam un Viceroi né,
qui repréſente le Roi,& qui fait les fonc-
tions royales dans ſon abſence; par exem-ple, lorfque ce Prince eſt à la guerre. IInomme ce grand Officier, Maba Obarat. II
eut ſoin, dit-il, de ſe faire donner ce nompar écrit. Ainſi l'Abbé de Choiſy& Ger-vaiſe ſe ſont trompés, lorſqu'ils ont nom-mé Ommarat. L'Abbé de Choiſy raconteque cet Officier a droit de s'aſſeoir devantle Roi. Van vliet le nomme Oya-Ombrat,& le qualifie Chef de la Nobleſfe; ce quine peut ſignifier que le premier Officier duRoyaume. 8