ROYAUM E DE SIA M, Lrv. II. 232
30. LEs Douanes ſur tout ce qui entre& ce qui ſort par Mer. Le corpsdu Vaiſſeau paye aufſi quelque choſe, à proportion de ſa grandeur.
4°. UN tical fur Yarrak, ou l'eau-de-Vie de riz; c'eſt-à-dire, ſur chaquefourneau de diſtillation, qui ſe nomme I’äou-ldou. Ce droit s'exige des E-trangers, comme des Naturels du Pays. Les Marchands d'arrak, en dé-tail, payent aufſi un tical par an.
50. UN demi tical, ou deux mayons ſur le fruit qu'on appelle Durion,ce'eſt-à-dire, ſur chaque pied d'arbre.
60. Ux tical ſur chaque pied de bétel.
72. SUR chaque arekier, ſix glands d'areka en nature.
82. Ux demi tical ſur chaque cocotier;& un tical ſur chaque pied d'o-rangers, de manguiers, de mangouſtaniers& de pimentiers. Les poivriersne payent rien, parceque la Cour ſe propoſe de les multiplier& qu'elle enfavoriſe la culture.
99. DANs pluſieurs endroits du Royaume, le Roi fait cultiver, par ſeseſclaves, ou par des corvées, de grands jardins& des terres dont il fait re-cueillir& garder les fruits pour l'entretien de ſa maiſon& pour la nourri-ture de ſes eſclaves, de ſes éléphans& de ſes chevaux. Le reſte ſe vend àſon profit.
10⁰2. OQx appelle revenu caſuel, les préſens que ce Prince regoit de ſesSujets, comme tous les Officiers du Royaume; les dons que les Officiers luifont en mourant, ou ce qu'il prend de leur ſucceſſion, les impòts arbitrai-res qu'il lêve dans pluſieurs occaſions, telles que'arrivée des AmbaſſadeursEtrangers, Pour HOurliir à IlCur CIICI CUticCll- dahe lLur pPaffags,& Pendaut leféjour qu'ils font à Siam;& telles encore que la conſtruction des Fortereſ-ſes& des autres Ouvrages publics.
110⁰. LEs revenus de la Juſtice, qui conſiſtent dans les confiſcations&les amendes.
12⁰. LEs ſix mois de corvées qui ſont düs par chaque ſujet libre. Dansquelques lieux, ce ſervice eſt converti en payement, qui ſe fait en riz, enbois de ſapam ou d'aloës, en ſalpêétre, en éléphans, en peaux de bêtes, envvoire,& diverſes autres marchandiſes. II eſt quelquefois payé en argent.comptant. Les Siamois riches n'ont que cette voye pour s'en exempter.On T'eſtimoit anciennement un tical chaque mois, parce qu'un tical ſuffitpour l'entretien d'un homme;& cette eſtimation ſert encore de rêègle aux-journées des OQuvriers. Cependant elles reviennent à deux ticals chaquemois, parcequ'un Ouvrier ne gagnant rien pendant les ſix mois qu'il donne.au ſervice du Prince, doit gagner, dans l'eſpace des ſix autres mois, dequoi fournir toute l'année à ſon entretien. Par degrés, le Prince s'eſtmis en droit de tirer juſqu'à deux ticals par mois pour l'exemption descorvées.
132. Le Commerce du Roi, avec ſfes Sujets comme avec les Etrangers,fait une partie trés-conſidérable de ſon revenu. II va porté juſqu'au point,que la marchandiſe, à Siam, n'eſt preſque plus une profeſſion de particu-ler. Non-feulement il fait le Commerce en gros; mais il a des boutiquesdans les marchés, pour vendre en détail.
LEs toiles de cotton font le principal objet de ſon Commerce intérieur.
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DEeschrPrroNDU RovAuMEDE SIAM.