PRESOUISLE EN DECA DU GANGE, Lrv. III. Fr
néfice, dont le fond appartient réellement aux Actionnaires: d'où il croitpouvoir conclure qu'il eſt indifférent, pour les Actionnaires, que les Actionsmontent ou baiſſent, puiſque ce caprice du public ne change rien à la ſoöli-dité du fond, ni au payement des dividendes.
IL y auroit donc de l'injuſtice à s'imaginer que le Roi faſſe le Commerceſous le nom de la Compagnie; qu'il donne une partie du profit aux Action.naires,& que le reſte paſſe dans ſes coffres ou dans ceux des Directeurs.La Compagnie des Indes n'eſt que la Société de ceux qui ont contribué plusou moins à'établiſſement de ſon Commerce, ſous la protection du Roi&Ladminiſtration d'un nombre connu d'Officiers. De quel cêté ſes Actionsſeroient-elles donc expoſées à quelque danger? Ce n'eſt pas de celui des di-videndes, dont le payement eſt fondé ſur je produit de la Ferme du tabac.Ce n'eſt pas du cêté du Roi, qui n'ira pas envabir le patrimoine des Actionnai-res, comme il s'exprime dans 1'Edit de 1725; qui a prévenu lui-même cet-te odieuſe crainte, par ſes Déclarations; qui eſt d'ailleurs intéreſſé à ſoüte-nir le plus grand Commerce de ſon Royaume, ſans lequel il faudroit por-ter, tous les ans, plus de douze millions à Etranger;& plus encore à nepas affoiblir un fond de cent millions, qui circule continuellement dans'E-tat,& qui équivaut à une même ſomme d'argent. Enfin la ch0te des Ac-tions, ne peut venir du cêté des Etrangers, ou de la poſition des Frangoisaux Indes, plus avantageuſe qu'on ne P'auroit jamais eſpérée, puiſqu'ils yjouiſſent d'une conſidération particulieére, dans l'alliance& l'amitié du Mo-gol& des Princes Indiens(†).
(f) Ubi ſupr. pag. 378& précédentes. L.'Auteur finit par un Mémoire curieux ſur l'ori-gine, la culture& le commerce du caffé.
Eb.
[Dernidres Guerres de PInde, ou Continuation des Troubles, depuis 1741.Supplement.
I le ſeul motif de plaire à ſa Nation, ent dirigé M. Prevoſt, dans le
récit des derniers Jroubles de lInde, jamais il ne pouvoit le terminer
par un endroit plus glorieux pour elle, que celui des diſtinctions qui furent
le prix de ſa généroſité en faveur de la famille infortunée du Nabab d'Ar-
catte; La ſuite de cette Hiſtoire ne lui auroit peut-étre pas fourni des dé-tails auſſi intéreſſans du côté des ſentimens.
A peine Sabder-Aly-Kan edt-il rendu les derniers témoignages de ſa re-connoiſſance au Chevalier Dumas, qui étoit ſur le point de retourner enFrance(a), que ce nouveau Nabab d'Arcatte vint à Madras„ pour ſemettre ſous la protection des Anglois, avec tous ſes treſors, qui étoientdes plus conſidérables. Sa mèêre, ſa femme& quelques autres perſonnesde fa famille, y arrivérent le 2 d'Octobre, au bruit de Artillerie des rem-
parts
(a) I partit au mois d'Octobre 1741, aprés avoir remis le Gouvernement de Pondichery
G 2
1 M. Dupleix.
ETARIL.I882MENT FRAN-C0O1s8 DE Pon
DIcHERY
DERNIkaEsSGUERRES DEL'I8DE.SuPPLEMENT.
1741.
Introduction.
Sabder-Aly.Kan ſe metſous la pro-tection desAnglois deMadras.