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Tome quatorzième.
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DANS LEMPIRE DU JAPON, Lrv. IV. 355

& leurs machines. On voit d'abord un dais fort riche, ou un parafol de Deschirxiorſoye, ſous lequel eſt placé un bouclier, qui offre en gros caractères le nom Po Jarox.de la rue. Il eſt accompagné d'une Muſique, où dominent les flutes dedifférentes eſpêces, quelques tambourins, des tymbales& des cloches. Cecharivari, qui plait beaucoup aux Japonois, eſt inſupportable aux Etran-

ers. Par un uſage fort contraire au nêtre, g'eſt ſur les mouvemens du-corps& fur la danſe, que les airs& le chant ſont réglés. Les danſes neſont pas vives; mais, d'ailleurs, elles ne cèdent rien aux nõtres. La Mu-ſique eſt ſuivie des machines,& de tout l'appareil de Scêne que le quar-tier doit fournir. Ce qu'il y a de plus peſant eſt porté par des hommes

gagés;& le reſte, par des enfans du quartier, mis fort proprement. En- Duree desſuite viennent les Acteurs, ſuivis des Habitans du quartier, tous en ha- Scénes.bits de cérémonie. La marche eſt fermée par un nombre conſidérable degens du bas ordre, qui portent des bancs ou des nattes,& qui marchentdeux à deux. Les Danſes& les Spectacles de chaque rue durent ordinai-rement trois quarts d'heure(e); aprés quoi la proceſſion s'en retourne dansle même ordre qu'elle eſt venue(†). 5

N

(e) Keæmpfer, Tom. II. pag. 143& ſuiv.„cotier couvert de fleurs. Elle étoit trainée(f) On ne prendroit pas une juſte idée„auſſi par de jeunes garçons.

du genic des japonois, ſi l'on ne joignoit„ Quatriéme Scene. Des Danſeurs, quiici les douze Scêenes auxquelles Keæmpfer„ jousient leur rolle entre ſix carreaux deaſſiſta.„ fleurs, avec un arbre verd. Neuf autres

„ Premiere Scene. On voyoit buit filles„ jeunes gargons, chacun avec deux épées&avec des habits de couleur, brochés de„ un mouſquet. Une danſe de Payſans.grandes fleurs blanches. Elles portoient„Cinquiéme Scene. Une montagne, por-de grands chapeaux, comme pour les de-„ cée ſur les Gpaules de quantité qihommes.fendre de l'ardeur du Soleil, avecdes éven-„ Une fontaine& une allée, un grand ton-tails& des fleurs à la main. Elles dan-„ neau& une maiſon, qui parurent ſucceſ-ſoient tour àtour,& de tems en tems el-„ ſivement. Deux Géants miaſqués, avec desles&toient relevées par deux vieilles fem-„téêtes d'une prodigieuſe groſſeur, repréſen-mes qui danſoient dans un autre équipage. tant des Divinités Indiennes. IIs furent a-„ Deuxieme Scene. Un jardin couvert bordés par un troiſieme, d'une taille en-de belles fleurs; une chaumière au mi- core plus monſtrueuſe, qui ſortit de lalieu, d'où ſortirent, d'un faut, huit jeu- montagne, armé d'une épée fort large. Ce-nes filles habillées de blanc& de rouge, lui ci&toit ſuivi de ſept Chinois, qui ſor-danſant avec des éventails, des cannes,& tirent en ſautant de la même montagne,des paniers de fleurs. Elles étoient rele-& qui danſerent avec les Géants. Aprèsvées par une fort bonne Actrice qui dan- la danſe, le Géant monſtrueux mit en pie-ſoit ſeule. ces le tomneau, d'où ſortit un jeune gar-„ Troiſieme Scene. Huit chars de triomphe, gon fort bien mis, qui fit une belle haran-„ avec des bœufs au timon, de différentes gue,& qui ſe mit enſuite à danſer avec le„ couleurs, mais repréſentés fort naturelle- Géant. Cependant trois ſinges, de gran-„ ment,& trainés par de jeunes garçons deur naturelle, avec des têtes de poiſſon,„ richement véêtus. Ces chars portoient un ſortirent adroitement de la fontaine,&„arbre de Dubaki en fleur; une montagne danſèrent autour, contrefaiſant la danſe du„ couverte d'arbres; une forêt de bambous, Ggant& du jeune garçon.

„ avec un tygre, qu'on y voyoit tapi; un„ Sixieme Scene. Un arc de triomphe„ fardeau de paille; un arbré entier, avec„ rond, à la Chinoiſe; une maiſon de cam-„ ſes branches& ſes racines; une baleine,„ pagne& un jardin; une danſe de dix jeu-„ſous un rocher, à demi couverte d'eau.„ nes garçons armés,& vêtus de robbes„ On vit, à la fin, une autre montagne,„ doublées de verd, de jaune,& de bleu,„„ dont le ſommet offroit un jeune homme„avec des hautes-chauſſes d'une forme par-

„ vivant& magnifiquement mis, ſous un abri-„ ticulieére. Un Arlequin, qui fauta par-

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