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Chaàteauxdes Princes&des SeigneursJaponois.
Grands che-nins,& leurscommodités.
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qui forment une eſpéce de jalouſie, au travers de laquelle on peut voir ſansetre vq. Les apparences ne font pas juger avantageuſement de la richeſſede ces maiſons; mais, avec quelques proviſions de riz, de racines& de lé-gumes, tous les Habitans ſubliſtent, ſe portent bien& vivent contens. Onne ceſſe pas d'admirer, au Japon, le nombre de Boutiques, qui ſe trouventdans toutes les Villes,& juſques dans les moindres Villages;& Fon a pei-ne à comprendre, comment un Pays ſéparé du reſte du Monde,& qui n'aqu'un fort petit Commerce au-dehors, en peut faire un ſi grand dans ſonpropre ſein.
Ox a fait obferver que hors des Villes& des Villages,& todjours àTOccident, il y a des places deſtinées à Pexécution des Criminels. IIl eſtaiſé de les reconnoitre, aux poteaux& aux inſtrumens qu'on y laiſſe, pourinſpirer de la terreur aux Paſſans.
L. ns Chateaux des Princes font ordinairement ſitués, ou ſur les bordsdes grandes Rivieres, ou dans quelque endroit élevé;& la plüpart occu-pent un fort grand terrain, avec trois enceintes, dont chacune a ſon foſſé,une muraille de pierre ou de terre,& une porte fortifice. Le centre, quĩſert de logement au Mattre, eſt relevé par une tour blanche& quarrée, àtrois étages, dont le tott forme une ſorte de couronne ou de guirlande. LesGentilshommes, les Intendans, les Sécretaires& les autres Officiers, ſontlogés dans la ſeconde enceinte; les Soldats& les Valets, dans la premieère.Tous les eſpaces vuides ſont cultivés,& on y ſeme du riz. La totalitédes Edifices, qui ſont releve&s Par une profuſion de peintures& de vernis,les murailles, qui ſont blanchies, les baſtions, les portes, au-deſſus deſ-quelles il y a toũjours quelque petit Bätiment,& la tour du centre, for-ment, de loin, une afſez belle perſpective. Le dehors offre ordinairementune place, ou ſe fait la revũe des Troupes. Kæmpfer obſerve que, pourun Pays, odù le canon n'eſt preſque pas en uſage, les Fortifications de cesChateaux font aſſez bonnes. Quoique les Seigneurs ſoyent obligés de lesentretenir foigneuſement, ils ont beſoin d'une permiſſion expreſſe de Em-pereur, pour faire relever les parties qui tombent par quelque accident.Elle vaccorde tres-rarement, parce qu'aujourd'hui la Politique des Mo-narques Japoneis ne ſouffre plus qu'on bätiſſe de nouveaux Chateaux.Du tems de Kæmpfer, le nombre en étoit déja réduit à cent quarante-ſix,, dans toute l'étendue de IEmpire; Ila plüpart à la porte des gran-des Villes-
Ox a va, dans le Journal du même Voyageur, la Deſcription du Chaà-teau Impérial de Jedo.
SES obſervations, fur les grands chemins, dans ſon premier Voyage àla Cour, ont déja dü faire prendre une haute idée de cette partie de la-Police du Japon. II a fait remarquer que non-ſeulement les Provinces, maisles Diſtricts particuliers ſont ſéparés par de belles routes, dont la plüpartont tant de largeur, que les plus grands trains des Princes& des Seigneurspeuvent s'y croiſer ſans deſordre; que, dans les Iles fréquentées, les diſ-tances ſont marquées réguliérement,& que toutes ces marques commencentà ſe compter depuis le grand Pont de jedo, qui ſe nomme par excellenceNiponbas, ou le Pom du Japon; qu'à pextrémité de chaque Province*
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