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Tome dix-huitième.
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OUDE LANOUVELI E ESPAGNE, Lrv. II. 995

par dégrés à la Nobleſſe. Mais quelque pauvre que ft le Noble, il nepouvoit exercer aucun office méchanique. Les ſeuls dégrés défendus, pouriage, étoient ceux de Mere, de Sœur, de Tante& de Belle-Mere.ge ne paſſoit point aux Enfans, mais aux Freres du Pêre;& plu-leurs Fréres pouvoient épouſer ſucceſſivement leur Belle Sour. Non-feu-lement les Loix permettoient la pluralité des femmes, mais elles y exhor-ient ceux qui pouvoient en nourrir plus d'une. Xicotencatl en avoit(2). Cependant il m'y en avoit que deux, qui portaſſent le ti-'Epouſe. Elles étoient reſpectées de toutes les autres;& leur Marine devoit pas coucher avec une Concubine, ſans les avoir averties. UnEnf. it plongé dans l'eau froide au moment de ſa naiſſance,& les

Enfant étFemmes s'y lavoieht auffi dés qu'elles étoient délivrées. Rien n'eſt égal àTattention qu'on apportoit à les faire vivre dans la modeſtie& la propreté.Les Enfans des Caciques avoient des Précepteurs, qui leur formoient égale-ment le corps& l'eſprit(r). 1t

LàA proſperité de la République n'étant due qu'à la valeur Militaire, lesTlaſcalans rapportoient tout à ſihonneur des Armes. Dans la Guerre, ilséSliſoient un Capitaine général. L'Etendart de'Etat demeuroit toujours àFArrière-Garde. Aprés une Bataille, ils le fichoient en terre, dans unlieu expoſé à la vue de tout le monde;& ceux, qui ne ſe retiroient pasſous leur Etendart particulier, étoient punis rigoureuſement. Comme ilsn'aſpiroient point à s'étendre par des Conquetes, ils ne profitoient de laVictoire que pour faire des Priſonniers. Entre les fléches qu'ils portoientdans leur carquois, ils en avoient deux, qui repréſentoient les deux Fonda-teurs de leur Ville. IIs en tiroient d'abord une;& s'ils tuoient ou bleſ-ſoient quelque Ennemi, c'étoit un heureux préſage. L inutilité du premiercoup paſſoit pour un mauvais augure; mais chacun ſe faiſoit une loi d'hon-neur de reprendre ſa première fléche,& ce préjugé contribuoit ſouvent àla Victoire. Dans la chaleur même du combat, ils avoient l'art de ſe reti-rer& dattaquer ſuivant les occaſions. Un Bataillon ſortoit de ſon Poſte;il étoit ſoutenu par un autre;& ſucceſſivement ils ſe portoient dans leslieux

ſes Femmes, une Hermaphrodite, neſeulement les répu-bour elles un petitermaphrodite, elle

1 lieu

„ qu'on ne le rapporteroit„2 Hiſtorien nOn emploiera juſqu'auxLur., Nicotencatl s'amouracha d'une„Fille, fort belle, qui avoit les deu«x„ du SacX qu'il demanda pour Femme. Il„&!s autres,& la tenoit comme„ tr 1ne d'elles. Après qu'elle eut paſſé quel-„ eut le côte ouvert as

en cette qualité, elle s'amoura.„aigu: ils la firent ſquelques-unes de celles avec leſ-.„ ler où ſa bonne for: ſe ſervit avec elles„ comme elle voulutglantée comme elpourſuivirent plus1s de v Cela ayant„ coups de pierres,beaucoup de trouble;„ morte“. Dec. 2. Lir(r) Lbidem.

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DE LA NovvELLE EspA-GCNk.