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Tome dix-huitième.
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oũ DE LA NOUVELLE ESPAGNE, Lrv- I. 629

LE Copalxocotl, qui tire ce nom de la reſſemblance de ſon odeur avec celledu Copal,& que d'autres nomment Pompoque, eſt un arbre ſemblable à notreCeriſier, qui porte pour fruit une eſpéce de petites pommes douces, maisfort aſtringentes, dont la principale vertu eſt dans ſon ſuc viſqueux, qu'oncroit bon pour les fiévres dyſſenteriques.

LE Quaubayohuatli, nommé auffi Quahtlalatzin, eſt un grand arbre, dontle tronc eſt fort gros, rouge& tortu,& qui jette beaucoup de branches.Ses feuilles ſont celles de Adelfe, ou du Rhododendra, c'eſt-à dire longues& étroites; ſon fruit eſt rond, mais applati comme les feves marines&moins gros. Cinq ou ſept de cette eſpéce d'amandes, rõties,& mace-rées dans le vin, ſont une merveilleuſe purgation, lorſqu'on a commen-ce par en ôter les membranes dont elles ſont couvertes,& qui ſes diviſentpar le milieu.

XIMENEzZ décrit un arbre, qu'il nomme Quabtlalatzin,& qui tire cenom, dit-il, de ce que ſon fruit s'ouvre avec beaucoup de bruit dans ſamaturité,& s'élance aufſi loin que s'il étoit pouſſé par une arme à feu. L'ar-bre eſt grand. Ses feuilles ſont celles du Meurier, mais plus larges, den-telées par les bords,& diviſées par quantité de petites veines. Son troncéſt rouſfätre, ſon fruit rond, mais applati,& raié comme le Melon. IIcontient douze pepins, ou plus, ronds& blancs, dont on aſſure que deuxſuffiſent, après en avoir êté les membranes qui les ſéparent,& qui ſont ca-

ables de cauſer des tranchées, pour chaſſer du corps toutes les humeursnuiſibles, ſur-tout la pituite& la bile. Ils demandent d'etre un peu rôtis,d'être macerés dans Feau,& d'etre pris à jeunn. Laet les donne pour unremede infaillible(i).—

LE Xabuali eſt un très bel arbre, dont les feuilles reſſemblent à cellesdu Frene. Son bois eſt peſant,& d'un jaune tigré. Il porte un fruit ſem-blable au Poivre, ſans couronne cependant,& que pluſieurs mangent dansſa maturité. Les Indiens en tirent une eau, dont ils ſe lavent les jambes& quelquefois tout le corps, pour ſe fortifier& pour ſe noircir; car elle acette double vertu. II n'y a point d'autre ablution qui puiſſe en êter la cou-leur; mais elle diſparott d'elle même dans l'eſpace de quinze jours, à Pex-ception des ongles, qu'elle ne quitte que lorfqu'ils changent en croiſſant.Ceſt dans la Guerre, que les Mexiquains s'en ſervent particuliérement,pour ſe rendre plus terribles.

LE Coatl, que d'autres nomment Tlapalezpatli, eſt un grand arbriſſeauqui s'éleve quelquefois de la hauteur d'un arbre,& dont le tronc devientauſſi fort epais. Ses feuilles reſſemblent à celles des pois; ſes fleursſont petites, oblongues, diſpoſées en épi,& d'un blanc obſcur. La ſub-ſtance de ſon bois eſt froide& humide. Elle teint leau, d'une couleurbleue. On la croit excellente pour nettoier les reins& la veſſie,& pouradoucir Päcreté des urines. Les Eſpagnols en tranſportent en Europe,ſous le nom de Bois nepbretique. Nimenez obſerve qu'étant macerée dansFeau pendant quinze jouts, elle ceſſe de la teindre,& qu'elle perd touteſa vertu.

UN

(1) Ibid. page 226.

DEgschrroNxDE LA Noo-GNE.

cotl.

Le Quauha-yohuatli, ouQuahtlalat-

2ü0n.

Le Xahuali.

Le Coatl, ouTlapalezpatli,