OU DE LA NOUVELLE ESPAGNE, Lrv. II. 631
les Mexiquains Xochiocotzol, dont rodeur approche du ſtorax. Elle eſt chau-de au troiſiéme degré,& fort deſſicative. C'eſt un ſpécifique contre leſpaſme& contre les affections hyſtériques. II découle auffi, de cet arbre,une huile dont on ne vante pas moins l'odeur& les vertus; mais quelques-uns croient qu'elle ne vient que de la réſine, expoſée au Soleil, ou miſe ſousle preſſoir(n).
Corar eſt un nom commun que les Mexiquains donnent à toutes les ré-ſines& les gommes odoriférantes, mais qu'ils diſtinguent par l'additiond'un autre nom; car ils ont un grand nombre d'arbres réſineux. IIs appel-lent Copal, par excellence, une réſine blanche& tranſparente, qui découled'un arbre dont les feuilles reſſemblent à celles du Chêne, mais ſont pluslongues. Le fruit eſt rond, de couleur rougedtre,& du mêeme godt que laréſine. Elle diſtille quelquefois d'elle-même, quelquefois par inciſion.Larbre ſe nomme Copalquabuitl, c'eſt-Aà-dire, arbre qui porte le Copal. IIcrott en divers lieux; mais on obſerve, dans ſa forme comme dans la cou-leur de ſa réſine, quelque différence entre celui des Montagnes& celui desPays plats.
LE Copal quabuit! petlahuac, tire ſon nom de la largeur de ſes feuilles, quiſurpaſſe celle des autres arbres du mesme ordre. Elles font déchiquetées,& fort ſemblables, par la couleur& la rudeſſe autant que par la forme, àcelles de la Plante que les Eſpagnols nomment Sumat. L'arbre eſt de hau-teur médiocre. On prendroit ſes branches pour une eſpéce d'atles, d'ouſort une réſine blancheè, mais un peu différente de l'autre,& moins abon-dante.
LE Copal quaubxiot] eſt un grand arbre, dont'écorce eſt unie& ſe ſépa-re facilement du tronc. Ses feuilles ſont longues& étroites, à-peu-presfemblables à celles de la Rue. Son fruit pend en grappes. La réſine, quiſort de ſon tronc, a P'odeur& la couleur de la précédente.
LE Tepecopalli quabuitl, c'eſt- à-dire le Copal des Montagnes, eſt un ar-bre de moyenne hauteur, qui porte un fruit ſemblable au gland, couvertd'une peau gluante& réſineuſe, bleu dans ſa ſubſtance,& bon à diversuſages. II rend une reſine fort ſemblable à l'encens des Anciens, que cet-te raiſon fait nommer par les Eſpagnols, Incienſo de los Indios,& par d'au-tres Gomme anime. On lui attribue d'inſignes vertus pour les maladies desFemmes(°).
LE Cuitla-copalli, qu'on nomme auſſi Nioquabuitl, eſt un arbre médiocre,à petites feuilles rondes, qui porte, pour fruit, de petites graines en om-belle, viſqueuſes& fort odorantes. Il rend une gomme, qui a d'elle-mêmequelque odeur,& qu'on prétend chaude au troiſiéme degré.
LE Tecopal pitzabuac, c'eſt-à dire le Copal à petites feuilles, eſt une lar-me, ou une eſpèce d'encens, qui tire ſur le noir. Ses feuilles, un peu plusgrandes que celles la Rue, ſont rangées comme en ordre aux deux côtés
des
(n) Traité des Plantes Exotiques de Clu. déplacé. Laet, ubi ſupra, page 223. IIſius, Chap. 8. renvoye par-tout à Nicolas Monardes, dans
(*) Entr'autres celle de rétablir luterus les Exotiques de Cluſius.
XVIII. Part. LIII
Daschrrion
DE LA Nov-
vELLE EsrAONE.
Le Copal-quahuitl,&autres eſpècezde Copal.