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Tome premier.
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HISTOIRE

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tVelle-même par son peu de vraisemblance. Antigone eût étéfou , comme ce grand seigneur qui distribua par le sort à sesdomestiques le poste qu’ils dévoient occuper dans fa maison.D’ailleurs l’ouvrage d’Aratus étoit bon pour son tems , ce fontde beaux vers traduits fidellement de la prose d’Eudoxe. S’ily a des erreurs , elles appartiennent à l’astronôme. Cicéron adonné des éloges à fauteur comme poète (a). Selon Quinti-lien {b ) , le poème d’Aratus manque de mouvement , de cha-leur, de variété 8c d’éloquence. Ces défauts appartiennent ausujet plutôt qu’à la maniéré dont il est traité. La descriptiondu ciel est un ouvrage aussi monotone qu’utile ; la fable , quiy est mêlée peut introduire quelques peintures agréables , maisle sujet n’est susceptible, ni de mouvement, ni de chaleur,ni même de variété. Le véritable éloge du poème d’Aratus ,c’est qu’il est resté , tandis que d’autres ouvrages du mêmegenre lont oubliés 6 c perdus (c). Le tems ne conserve que lesouvrages qui se défendent contre lui.

§. XII.

Aratus décrit les figures, ou les constellations que lesanciens astronomes ont tracée dans le ciel, leur position réci-proque (ef), les principales étoiles qui y brillent, l’origine deleurs noms, les fables, qui, luivant les Grecs, y donnerentlieu. Aratus décrit ensuite les saisons , ou les intempéries, néestlu mouvement du íoleil dans le zodiaque, ainsi que les levers& les couchers des étoiles, par lesquels ces intempéries étoientalors annoncées ; il finit par rapporter les réglés qui servoientde fondement aux prédictions. Les anciens tiroient des pré-sages de la lune , de la couleur du soleil , des nuées, des

(a) De oratore , I , 16.{í) Institut, orat. X, 1.

(c) Eclaire. Liv. I, §. 5.

(d) lbìd. Liv, I, S. 6 .