DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i z
parhélies , des paraselenes (a ), des étoiles tombantes , du voldes oiseaux, écc. C’est ainsi que le système qui ne fait qu’untout de la nature , le système qui suppose que tous les évé-nemens font liés , ôe que les contingens peuvent être réci-proquement les signes ôc les annonces les uns des autres ,après avoir produit l’astrologie , a fait naître différentes es-peces de divinations, qui ne font que des branches de cettepremiere science prétendue , 6c qui toutes lui doivent leurorigine {b).
Le poème d’Aratus a joui d’une si grande réputation ,qu’il eut des commentateurs 6c des traducteurs illustres (c).Hypparque ne le jugea pas indigne de ses remarques. Cicéron ,dans sii jeunesse , en sit une traduction en vers , dont il nenous reste que quelques fragmens. Enfin Germanicus César ,ce prince enlevé si jeune à une nation dont il faisoit les dé-lices , ce Prince qui étoit homme de lettres , comme César ,dont il portoit le nom , a sait une traduction du poèmed’Aratus , laquelle , ainsi que fa mémoire chérie , a passétoute entiere juíqu’à nous.
§. XIII.
Le premier astronome qui se présente dans l’école d’Alexan-drie, après Aristide ôc Timocharis , est Aristarque de Samos.II fut contemporain de Cléanthes , stoïcien , qui succéda àZenon vers la 119 e olimpiade, ou 264 ans avant J. C.
Aristide 6c Timocharis ne furent que des observateurs ;Aristarque commence à nous donner l’idée d’un astronome.
(a) Parhélic est un faux soleil, une image lemcnt par la le'flexion des vapeurs de Pair,de cet astre , réfléchie par quelque nuage ; ( b) Astron. anc. Dilcours fur l’astrologie.
parafelene est une fausse lune, produite éga- (c) Eclaire. Liv. I, §> 7.