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Tome premier.
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t6 HISTOIRE

II fut vraiment recommandable par la subtilité de ses obser-vations , Sc par la méthode qui fut son guide. On aime àsaisir les premieres vues , qui ont conduit les hommes à l’expli-cation des phénomènes célestes, Se les premiers traits de l'es-prit méthodique qui seul peut en donner le fil. Nous avonsp a fié en revue une infinité de philosophes, qui n’avoient quedes connoiísances étrangères, qui n’ont formé que des conjec-tures vagues ; s’ils ont atteint d’eux-mêmes à quelques véritésque le tems a depuis confirmées, elles n’étoient point fondéesfur des démonstrations. Les observateurs qui compoíerent lescalendriers rustiques , contemplèrent l’état du ciel , furentfrappés de ses phénomènes , Sc firent des observations fansdessein Sc sans choix. Aristide Sc Timocharis eux-mêmesouvrirent la vraie route , leurs observations furent utiles Scnécessaires ; mais ce n’étoit encore qu’une description du ciel.Aristarque est le premier qui ait fait une observation indiquéepar une méthode raisonnée, une observation qui reculoit lesbornes du monde. II étoit choqué de la proportion ridiculeque Pythagore Sc les philosophes de fa secte avoient établieentre les distances du soleil Sc de la lune à la terre. Seloneux , le soleil n’étoit que trois fois , ou même une fois Scdemie plus éloigné de nous que la lune. II entreprit d’en me-surer le rapport d’une maniéré susceptible d'exacìitude Sc dedémonstration. Voici comment il s’y prit,

§. XIV.

S i l'on conçoit trois lignes , qui joignent les centres dusoleil, de la lune Sc de la terre , elles formeront un triangle.La géométrie enseigne que si les angles étoient connus , onconnoîtroit le rapport des cotés, Sc par conséquent le rapportdes distances de ces astres. La somme de ces angles est constante,

toujours