DE L’ASTRONOMIE MODERNE. it
exactement caché, c’est-à-dire, que les axes visuels des deuxyeux fuirent tangents aux deux corps Sc parallèles dans .eurdirection. Le diamètre de ces corps étoit donc la distance desdeux axes visuels, Alors il traça une ligne égale à cette dis-tance sur la largeur de la réglé de bois, à l’endroit où les yeuxavoient été placés dans la premiere observation ; ensuite parles extrémités de cette ligne , il mena deux tangentes au petitcylindre , Sc l’inclinaiíon mutuelle de ces tangentes formoit unangle qui étoit la grandeur du soleil. C’est ainsi qu’il trouvaque le diamètre de cet astre n’étoit pas moindre que la200 e partie , nri plus grand que la 164 e partie de sangledroit (a). Archimede pouvoit donc penser qu’Aristarque avoitemployé une méthode équivalente , Sc q u'en prenant un milieuentre ces différentes observations, il avoit conclu que le dia-mètre du soleil étoit la 710 e partie du cercle; car cette 710 epartie répond à la 180 e partie de sangle droit , qui est à peu-plés le milieu entre les deux déterminations d’Archimede. IIne manquoit que de bons instrumens à de pareils observa-teurs ; dénués de secours, ils ont tiré de leurs organes toutce qu’on en pouvoit attendre.
§. x y i l
Archimede, en nous donnant le détail de cette obser-vation , ne dit point de quels moyens les anciens se servoientpour affaiblir la lumière , Sc n'en pas être éblouis. L’observa-teur n’eût pu distinguer la moindre partie visible du soleil, sicet astre eût été enveloppé de tous ses rayons. La fatigue del’organe , la précipitation auroient produit des erreurs consi-dérables. Nous pensons qu’ils ont pu se servir de verre coloré »
(a) Cc qui donne le diamètre du soleil de 17' ou de ji' js'.