84 HISTOIRE
observés par Euctémon , Aristarque Sc Archimede , qui luisuggérèrent l’idée de cette méthode. II conçut tout de suitequ’en employant dans cette recherche deux observations éloi-gnées d’un grand nombre de révolutions, l’erreur seroit partagéesur chacune de ces révolutions , Sc la détermination d’autantplus exacte, que le nombre en seroit plus grand. II est doncl’inventeur de l’excellente méthode que l'on fuit encore aujour-d’hui , Sc que les modernes ont appliquée à la recherche detoutes les révolutions moyennes.
Hypparque compara les solstices qu’il observoit lui-mêmeà ceux qui avoient été observés avant lui. Mais il est remar-quable que celui qui fut observé par Euctémon , est le plusancien de ceux qu’on employa dans cette recherche. HypparqueSc Ptolémée auroient eu recours aux observations de Babylone,st les Chaldéens , beaucoup plus anciens , en avoient fait dece genre. II est clair qu’Hypparque n’en trouva pas. Les Indiensconnoilïbient cependant très-bien la révolution du soleil. LesChaldéens coníervoient une année sidérale. Ces années éta-blies chez les difsérens peuples de l’Asie , avoient une exacti-tude qui n’a pu être sondée que fur des observations bienfaites. On ne peut contester qu’au tems d’Hypparque ces obser-vations avoient disparu ; Sc de ce qu’on n’en regrette pas laperte , il s’ensuit qu’elles étoient oubliées. Mais st l’oubli couvrede son voile les choses anciennement passées, son régné nes’établit qu’avec lenteur ; il couvre , comme le tems détruit ,insensiblement. Qu’on juge combien de siécles il a fallu pources deux grands passages de l’existence à la destruction, Sc dela destruction à i’oubli. Les résultats font restés , mais fansaucune mémoire ni des tems , ni des observations , ni deshommes. II est donc de toute évidence qu’il y a eu une lacuneL fiez longue, pour que les tems ayent absorbé les détails Sc