DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 85
les preuves ; &: comme sombre n’est que l’absence de la lumièrecomme l’ombre n’est: sensible que par la lumière qui la précede&; qui la suit, cette lacune , suivie d’un renouvelement desastronomie , a dû être précédée d’une astronomie détruite.Nous rencontrons ainsi en détail &. successivement toutes lesprobabilités qui nous ont conduits à l’opinion d’un peupleancien , aujourd’hui inconnu , mais jadis possesseur d’uneícience perfectionnée.
§. VIII.
Hypparque choisit l’observation qu’Aristarque avoit faitedu solstice la 50 e année de la premiere période de Calippe,êc en la comparant à celle qu’il avoit faite lui-même la 43 eannée de la troisième de ces périodes, après un intervalle de145 ans, il trouva que le solstice étoit arrivé un demi-jourplutôt qu’il n’eût dû le faire (u), si l’année avoit été de 365jours un quart, comme les Grecs le croyoient avant lui. 11 enconclut que la véritable durée de l’année étoit plus courted’environ la 300 e partie d’un jour. Certe durée étoit, selon lui,de 365! 5 ll 5 5 / id- L’année sidérale des Chaldéens 6c des Indiens,celle que nous avons déduite de la période de 600 ans , fontbeaucoup plus exactes que celle-ci. Hypparque substitua donc à cesanciennes déterminations des déterminations moins exactes ;ces anciennes lui étoient présentées fans preuves & fans aucunmoyen de constater leur exactitude. Hypparque répondoit dessiennes, il ne vouloir établir que ce qu’il pouvoir apprécier.Le premier devoir d’un astronome est d’évaluer la précisionde ses résultats, 5 c d’asiìgner le degré de confiance qsson peutleur accorder.
(</) Almag. Lib, III , cap , 1,