5 r. HISTOIRE
ajoute ou la nuit suivante , ou la nuit qui a précédé. Le milieudu jour n’est connu que par obíervation , ce n’cst point uníìgne sensible, comme l’aurore , ou le crépuscule du soir ; cechoix semble annoncer un peuple savant Lc policé. Nous serionstentés de croire, fans oser rassurer, que cette institution estla tradition d'un ancien usage astronomique. Mais commentse trouve-t-elle isolée chez des peuples grossiers ? On en pour-toit donner des raisons probables. Les émigrations ont diípersétoutes les connoistances ; des traditions se sont affoiblies ,perdues , tandis que d’autres se sont conservées. II est auílìextraordinaire de voir dans les Indes une connoissance de larévolution des fixes , qui suppose une période dont l’u sage estborné à la Tartarie (a); de trouver à la Chine une division duzodiaque , dont la tradition 6c la méthode n’ont été conser-vées qu’à Babylone ; de rencontrer en Egypte & dans la Syriedes fables astronomiques ôc physiques qui appartiennent aunord de la terre {b ), que de rencontrer dans l’Ombrie, avantque les sciences fussent renouvelées à à Alexandrie, une insti-tution , qui suppose des travaux òc des connoissances astrono-miques. Nous avons indiqué une origine naturelle &C fécondeèlle peut fuifire a tout. Un grand fleuve s’est débordé, en deí-cendant des montagnes, Lc les débris de leurs productions fontépars dans les campagnes jadis inondées,
§. XVI.
Hypparque passa bientôt à la recherche des mouvemensde la lune ; il trouva chez les Chaldéens des périodes déjàétablies , qui renfermoient les révolutions de cette planète tantà l’égard des étoiles qu’à l’égard de son nœud &. de son
(<0 Hist, de l'astr. aac. p. 7 6,
(b) Ibid, p. 97 L suiv.-