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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 93

apogée. Observons cependant que les Chaldéens ne parodientpas avoir connu ni le mouvement des nœuds , ni celui de cetapogée. Ils ne considérèrent tous ces changemens que commedes inégalités, dont ils observèrent les révolutions fans s’embar-rasser d’en chercher les causes. Une chose remarquable , c’estqu’Hypparque, non plus que les Chaldéens, ne se font pointoccupés de la conciliation des mouvemens du soleil 8 c de lalune. Les périodes de 600 8 c de 3600 ans qui avoient cetobjet, étoient méconnues Sc oubliées à Babylone. C’est unepreuve que l’astronomie avoir changé de système 8 c de vues ;c’est une preuve que la science qui avoit fondé ces périodes siexactes n’existoit plus. Si Hypparque eût voulu concilier lesrévolutions du soleil 8 c de la lune , il se fût apperçu que sonannée étoit trop longue. II y a lieu de croire que les Egyptiensconíervoient encore de son tems la même dévotion à leurannée mobile 8 c sacrée. Ils continuoient de régler les travauxde la campagne par l’apparition des étoiles , comme on levoit dans les deux calendriers publiés par Ptolémée (a). Onpense que les prêtres d’Egypte s’obstinerent à conserver l’usagede cette année vague , qui les rendoit nécessaires pour réglerle calendrier. Leur astronomie se bornoit là , Sc dans leurjalousie contre les philosophes d’Alexandrie, ils ne leur permi-rent pas d’étendre l’astronomie nouvelle jusqu’aux choses sa-crées qui leur étoient confiées. Ainsi tandis que les astronomescomptoient par les années de la période de Calippe , c’est-à-dire, par des révolutions de 365 jours un quart , le peupled’Alexandrie garda Tannée vague , jusqu’à la sixième annéedu régné d’Auguste , où la réforme de Jules César y sucadoptée (é).

(s) Pçt&u j in Uranologwru

Ib t d, Dijsert. g.