Band 
Tome premier.
Seite
94
JPEG-Download
 

HISTOIRE

9 +

§. XVII.

Hypparque, en observant la lune par le moyen des ar-milles , s’apperçut que tantôt elle s’élevoit de 5 0 au- dessus del’écliptique, Sc tantôt s’abaissoit du même nombre de degrés au-dessous; il en conclut que la route dans laquelle elle se meutest inclinée de cinq dégrés à ce cercle. C’est ce qu on appellela plus grande latitude de la lune {a). Cette route coupe l’éclip-tique dans des points qu’on appelle les nœuds. Hypparque vé-rifia ce qu’Eudoxe avoit avancé , savoir , que les nœuds sontmobiles Se répondent successivement à différens points del'écliptique {b). II en résulte que les plus grandes latitudesarrivent ausiì dans dissérens points; c’est ce que les anciensnommoient révolution de la latitude 3 Se ce que nous nommonsaujourd'hui révolution des nœuds.

§. XVIII.

Cependant Hypparque suivoit les mou verne ns de la lune.II en observoit les distances au ioleîl Jans diíFórentes circons-tances (c). II observent fans doute également les distances auxétoiles ; il sut frappé d’une inégalité singulière de cette planète.Ces distances varioient dans le cours de la journée ou de lanuit ; elles n’étoient point au zénith telles quelles avoient étéà l’horizon , même en tenant compte du mouvement de lalune dans l’intervalle ; ces phénomènes repaioîssoienc tous lesjours. Hypparque savoir encore que la même éclipse du soleiln’étoit pas vue de la même grandeur dans dissérens climats ;une éclipse visible dans un pays ne l’étoit pas dans un autre.

(a) AIraagcst. , libro quinco , capitetflavo.

{b) Hiíl de l’Astron. anc. p. 14;.(c) Almag. Lib. V, cap. 1 &’ 1.