9 6 HISTOIRE
pour un observateur que l’on y supposeroit placé. Cette réductionfonde le calcul des parallaxes. Grande 6c belle découverte , quifut un pas vers la perfection de l’astronomie ; elle suffíroit pourimmortaliser Hypparque ! Sans cette découverte, Hypparquen’eut rien fait pour la théorie de la lune, puisque ion mouve-ment déjà très-inégal par lui-même, le devient encore davan-tage par les effets de la parallaxe , différente non feulementdans les différeras lieux 6c au même instant, mais encore dansle même lieu, suivant la hauteur de la lune fur l’honzon.
§. XIX.
Il ne paroît pas qu’Hypparque, en connoiífant la cauíedes parallaxes , ait su en déterminer la quantité. 11 fut seule-ment en cviter l’effet ; il enseigna que les éclipses de lune fontles feules observations , qui puissent donner directement sonvrai lieu dans le ciel (a). L’ombre, en forme de cône, que jette lecorps opaque de la terre, est toujours opposée au soleil. Le centrede ce cône, le centre de la terre 6c celui du soleil sont donc tou-jours dans une même ligne droite. Quand la lune passe au centredel’ombre, elle est donc parfaitement opposée au soleil ; elle estdistante de la moitié du ciel, de la demi - circonférence ducercle. Ainsi en calculant, pour l’instant du milieu de l’éclipfe ,le lieu du soleil par les tables, en y ajoutant i8o°, on a le vrailieu observé de la lune.
Hypparque, au moyen de la révolution de la lune, savoirquelle parcourt un peu plus de treize degrés par jour dans sonorbite : il fut donc en état de dresser des tables de son mou-vement , comme il avoir fait pour le soleil. Mais en comparantles positions de la lune déduites de ces tables , à celles qui
O) Alinag. Lib. Fl, cap. i.
étoienr