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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 97

Croient observées Sc déterminées par les éclipses, il reconnutl’inégalité dont les Chaldéens avoient fixé la période : ilvit qu’elle alloit jusqu’à 5 0 , Sc qu’étant analogue à celle qu’ilavoit découverte dans le íoleil , elle pouvoit être représentéepar les mêmes moyens ; c’est-à-dire , par un épicycle, ou parun cercle excentrique (a). Hypparque commença à appercevoirune grande vérité , c’est que les astres étoient mus par descauses Sc par des loix semblables. Le mouvement de la luneétoit analogue à celui du íoleil. On ne pouvoit prononcer entreles épicycles Sc les excentriques ; mais il étoit évident que celledes deux hypothèses, quhapprochoit le plus de la vérité , expli-quoit également les mouvemens du soleil Lc-de la lune.

§. XX.

La découverte de la parallaxe valut à Hypparque une-seconde découverte, une méthode également importante; c’estcelle de mesurer la distance des planètes à la terre : s’il íetrompa íur les résultats , la méthode excellente ne lui fait pasmoins d’honneur. il vit que si la parallaxe est formée par lesrayons visuels de deux observateurs , qui regardent le mêmeastre au même instant , sangle de cette parallaxe íera d’au-tant plus petit, que l’astre fera plus éloigné. Un astre une foisplus près de la terre qu’un autre , aura une parallaxe double.Voilà donc un moyen de connoître les rapports des distancesdes astres à la terre. II vit encore qu’on pouvoit rapprocherces rapports & ces mesures de mesures plus connues , tellesque celle de la terre. L’angle de la parallaxe d’un astre étantobservé, une géométrie fort simple, la trigonométrie, enseigneà trouver le rapport du demi - diamètre de notre globe à la

(a) Eclaire. Liv. VI, §. j.

Tome I.

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