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Tome premier.
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DE L’ASTRONÔMIE MODERNE.

lune est: éclairée parles rayons du soleil, qu’elle renvoyé commeun miroir. On n’avoit donc pas besoin de la supposer dia-phane ( a ). Les philosophes ne font des suppositions que pourexpliquer des faits.

§. XXXVIII.

Possidonius eut quelque connoiflance des phénomènes dela marée. Les eaux de la mer s’élevent ou s’abaiflent conti-nuellement : elles s’élevent pendant six heures, elles s’abaiflentpendant six autres , pour remonter de nouveau ; ôc ce mou-vement s’accomplit deux fois dans un intervalle d’un peu plusde vingt - quatre heures. Les eaux s’élevent inégalement dansdifferens te m s de Tannée. Poiììdonius reconnut que ces phé-nomènes dépendoient, soit du mouvement particulier de lalune , soit de son mouvement à Tégard du soleil. Il dit queles plus grandes marées arrivent dans les nouvelles & pleineslunes, &c les plus petites dans les quadratures. Selon lui, leshabitans de Cadix avoient remarqué que les marées étoientplus grandes au solstice d’été , &c il conjecture qu’elles dévoientêtre plus petites dans les équinoxes (b). Les anciens Saxons &Cles Danois , qui avoient fait les mêmes remarques , régloientleur année fur les effets du flux & du reflux de la mer. Ilsfaisoient usage principalement de la grande marée , qui arriveà la pleine lune de l’équinoxe (c). Ainsi leur année étoit solaire& lunaire.

Poiììdonius estimoit que la hauteur de Tatmosphere, ou dela région des nuées & des vents , étoit de 400 stades ou de15 lieues de 2 5 au dégré (d). On verra que la hauteur de

( a ) Cleomede , Ibidem , Lib, II, 4.

(b) Strab. Geog. Lib, III,

Tome I.

(c) Scaliger , de emend. temp. L. II, p. r

(d) Pline, Lib. II 3 cap, 13. infr'ap. /OA.

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