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Tome premier.
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HISTOIRE

l’atmosphere est: difficile à fixer d’une maniéré précise; mais iiest: remarquable que cette hauteur ne s’éloigne pas beaucoup decelle que M. de la Hire a déterminée d’environ dix-sept lieues,ou seulement de seize, en ayant égard à la courbure du rayonde lumière (a). II seroit curieux de lavoir quels font les moyensdont Poffidonius s’étoit servi pour approcher si près de lavérité. Cela est: d’autant plus singulier que des astronomes ,beaucoup plus modernes , se sont fort éloignés de cette esti-mation. Kepler ne croyoit la hauteur de l’atmosphere que d’en-viron une ou deux lieues (b).

§. XXXIX.

Il ne seroit pas moins curieux de savoir comment ce phi-losophe avoit établi les distances du soleil de la lune. Hpensoit que de la région des nuées à la lune il y avoit deuxmillions de stades, Le de la lune au soleil cinq cens millions.Ce qui rapporté au demi - diamètre de la terre qu’il avoitdéterminé de 38182 stades , donne pour la distance de lalune 52J, pour celle du soleil 13095 demi-diametres de laterre. Ces nombres ne font ni ceux d’Hypparque, ni ceuxd’Eratosthenes. Sans être fort exacts , ils ne s’éloignent pasinfiniment de la vérité , du moins quant à la distance de lalune. Celle du soleil est trop petite de moitié ; mais cependantelle est pins exacte que celle qui fut établie quinze cens ansaprès par Tycho , & elle répond à une parallaxe de i 7 ,quantité qui ne pouvoit être observée par les instrumens an-ciens. Cléomede ni Srrabon 11e nous ont conservé aucun détailsur la maniéré dont Poffidonius étoit parvenu à cette déter-mination ; ce qu’ils n’auroient pas manqué de faire, fi c’étoit

(<r) Mdm. Acad. des Scien. 1713, p. Li.

(ò) Kepler, Paralip. ad Vitdl. p. 1 z$~