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Tome premier.
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ï 4 o HISTOIRE

premier siede de l’ère chrétienne, ils furent chasses de Rome,Mais tandis que l’autorité publique les bannissoit de la ville ,ils y étoient retenus par la foiblesse Sc la crédulité des parti-culiers. Ils continuèrent d’y exercer en secret ce métier dan"gereux pour eux, Sc funeste pour les peuples. Quelques Princesles favorisèrent, Tibere en eut toujours un auprès de lui. IIíaifoit tirer l’horofcope de tous ceux qu il craignoit, Sc fi l’astreannonçoit en eux de l’ambition, ou quelque prétention à l’Em-pire, ils étoient mis à mort (a). L’astrologue devoir être engrand crédit par cet office redoutable ; il étoit dangereux d'êtrel'ennemi d’un homme , qui faiíoit rendre aux étoiles des sen-tences de mort.

Ces astrologues n’avoient été connus pendant long-tems quefous le nom de Chaldéens ; quand ils eurent plus de crédit, ilss’appuyerent du titre de mathématiciens. Ils avilirent ce nomfans relever leur profession ; car l'ignorance du plus grand nombrede ces imposteurs les rendoit tout-à-lait ridicules.

M. Weidler (b) remarque qu’il est extraordinaire que dansles plus beaux siécles de Rome, où storiísbient la poesie, l’élo-quence , la philosophie Sc la jurilprudence , l’astronomie n’yfût point, ou presque point cultivée. Les jeunes gens qu’onenvoyoit dans la Grece s’instruire à la source des íciences Scdes belles-lettres , ne daignèrent point s’instruire de cettepartie intéressante des mathématiques. II pense que cela vientdu mépris Sc de l’horreur qu’on avoit à Rome pour l’astro-logie. L’astronomie partagea injustement l’aversion qu’on avoitpour fa soeur. Elles étoient tellement liées, qu’il étoit probableque les esprits recevroient en même tems les vérités de l’uneSc les erreurs de l’autre. Cette cause est vraisemblable ; mais

(«) Suetone , d c Tiberio.

(6) Hist. Aftr. p. 164.