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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE, i n

tin moyen de fixer la vraie valeur des stades, évalués dans lèsouvrages des savans académiciens cités ; avec cette différenceque leur méthode de les déterminer, par les mesures géogra-phiques des anciens, n’a pu leur donner qu’une approximation5 c des à peu près ; au lieu que notre méthode des rapports, d’oùil fort des résultats infiniment peu différens des leurs, établieune valeur absolue 8 c annonce une exactitude rigoureuse.

§. V I.

Nous avons fixé la parasange à 2568 toises. Le grandschœne égyptien de 6 o stades (a) étoit le double de la pa-rasange , 8 c conséquemment de 5136 toises. II est déjà aíîezsingulier de trouver des mesures communes chez les Egyptiens,les Chaldéens 8 c les Perses. Les Egyptiens 6c les Chaldéens,toujours rivaux , souvent ennemis; les Egyptiens , jaloux desPerses , au point de faire jurer à leurs Rois de ne jamais intro-duire aucune coutume étrangère, ne dévoient pas être portésà adopter les mesures de leurs voisins. Mais ce n’est pas tout.il résulte des mesures géographiques, prises dans l’Inde, quele coss, espece de mesure indienne, est d’environ 1285 toises, 6cque le gau , autre mesure indienne , est d’environ 5139 toises (b).Pietro délia Valle (c) dit en même tems que l une de ces me-sures est la moitié, 8 c l’autre le double de la parasange. Ellesfont effectivement la moitié 8 c le double de la parasange quenous avons déterminée.

M. d’Anville a conclu d’anciennes mesures géographiques,faites dans la Tartarie, plusieurs siécles avant notre ère, quele degré terrestre répondoit à 445 lys chinois (d); le ly con-

(<2) Herod , loco citato.

(b) Eclaire. Liv. III, §.17.

(e) Voye\ son Voyage.(d) Mes. itin. p. 167.