HISTOIRE
i 5 L
tient 1800 coudées, & Pancienne coudée chinoise 8 doigts.Cette petite mesure, qui a déjà le même nom &í les mêmessubdivisions , paroît être le quart de la coudée du Caire &de Babylone ; 6c en supposant qu’elle l’étoit réellement , ontrouve le ly de 128 toises quatre pieds ; & le degré semblableà celui qui est indiqué par Aristote, en contenoit précisément4447. Ce résultat porte à croire que la coudée des Chinois ,leur mesure fondamentale, étoit en effet le quart de la coudéede Babylone. II y avoit donc anciennement dans toute l’Aíìeune identité de mesures , indice d’une source commune &cd’un même esprit ; mais ce qui n’est pas moins remarquable ,c’est la proportion que suivent ces mesures , êc Penchaînementqu’elles présentent.
On trouve d’abord la coudée de 2.0 pouces ; puis deuxpetites mesures , l’une de six, P autre de dix coudées. Ensuitece sont des mesures plus longues : le schœne persien de 60 cou-dées ; un premier stade, triple du schœne persien, ôc de 180 cou-dées ; un second stade de 240; un troisième de 300; enfinle quatrième stade, le stade alexandrin de 400. Les grandesmesures font le mille persien de 3000 coudées, le coss indiende 4500, la parasange persan ne de 9000 , 8 t le gau indien,identique au schœne égyptien de 18000 coudées. Nous suppri-mons ici les détails , mais les mesures plus modernes, le stadegrec, les milles arabe, hebreu, le pied philéterien , les piedsgrec ot romain , dérivent facilement de la même source, c’est-à-dire, de la coudée. Toutes ces mesures font, comme on levoit, des parties aliquotes les unes des autres; elles font enchaî-nées par des rapports exacts òt déterminés ; elles ont toutespour base la grande coudée de 20 7 pouces,
§. VII.