DE GASTRONOMIE MODERNE. i 55
Persepolis, les Chaldéens à Babylone, Sc les Brames dans lesIndes (a). Nous avons remarqué que presque tous les ancienspeuples ont été policés par des étrangers. Cela n’indique-t-ilpas un premier peuple , qui s’est policé de lui-même ? Voilàcomment les institutions savantes ont pu être transplantées ,placées au sein même de la barbarie. L’instruction a dérogé parcette alliance, les inepties, les absurdités se sont associées àdes méthodes ingénieuses Sc à des idées philosophiques ; Sc l’ontrouve chez le même peuple , dans la même ville, les écarts del’enfance Sc les résultats de l’âge mûr.
Quoi qu’il en soit de ces possibilités , il nous suffit d’avoirmontré que ce système général est l’ouvrage d’un peuple uni-que. Les anciennes mesures des peuples connus Sc détruits, lesmesures actuelles des peuples orientaux, qui subsistent encore,sont les restes d’un grand tout que nous venons de recons-truire. La coudée , base de toutes les mesures , la premierspeut-être dont les hommes ont fait usage , s’est conservée sansaltération fur le nilometre du Caire ; elle existe encore à Flo-rence fous un autre nom (3), Sc elle est un monument pré-cieux de la plus haute antiquité.
§. VIII.
Sans doute cette grande coudée n’est pas dans la propor-tion de la stature humaine, telle qu’elle est aujourd’hui. Peut-être appartient-elle à une nature plus forte , Sc cette feuleconsidération semble l’attribuer aux peuples du nord. Elle rap-pelle ces fables , ou ces antiquités de toutes les nations , qui
(b) Voyage de M. CaíTIni en Italie. Méni.Aead, Scien. Tome VII, p. * 3 •
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(<2) Voye1 nos Lettres à M. dc Voltaire,& particulièrement la VI e .