DE ^ASTRONOMIE MODERNE. M9
sur la terre , malgré ses bienfaits , par de longues années quien ont effacé le souvenir , &. inconnu aux Grecs êc à ceuxqui les ont enseignés.
tz. X.
I l y a même une remarque trop singulière & trop impor-tante pour la négliger. Nous verrons par la fuite de cettehistoire que la terre n’a pas une-forme exactement sphérique;elle est élevée à l’équateur, abaiffee & applatie vers les pôles.C’est une des plus belles découvertes de Newton èt de nossiécles modernes. II résulte de cette forme que les degrésqu’on parcourt en marchant fous un même méridien , fonttous inégaux Sc vont en augmentant de l’équateur au pôle.Le degré mesuré au Pérou , sous l’équateur , est plus petitque le degré de France de 3 n toises. Celui qui a été mesurésous le cercle polaire, au nord de la Suede , est au contraireplus grand de 348 toises. Dans un nombre d’observateurs ,qui détermineroient avec la même exactitude la longueur dudegré en différons climats ôc à différentes distances de l’équa-teur-; il n’y en auroit pas deux , qui rencontrassent la mêmeétendue. Or le degré, qui résulte de la mesure indiquée parAristote , est précisément égal à celui qui a été déterminéentre Paris Lc Amiens , degré qui répond à une latitude de49 à 50 degrés, où une infinité de faits & de conjectures vrai-semblables nous ont fait trouver le siège primitif des sciencesdans l’Asie. Nous ne prétendons point donner à cette preuveplus d’importance Lc de force qu’elie n'en comporte. Mais ffì’esprit humain peut se flatter d’avoir rencontré la vérité, c’estlorsque de nouveaux faits &c de nouvelles probabilités le ramè-nent fans cesse à la même conclusion»