DE GASTRONOMIE MODERNE. i 7 i
astronomique a survécu seul au naufrage de beaucoup d’autres.Ce livre si nécessaire a été d’autant plus respecté ; les Arabesle traduisirent lui donnerent dans leur langue emphatiquele nom d' Almagesle , ou grande Composition. Ptolémée a étéregardé long-tems, Lc avec quelque justice, comme le fon-dateur de T astronomie ; Hypparque n’étoit alors que son pré-curseur. Mais quand les modernes ont étudié, approfondi cetouvrage , non plus en qualité de disciples , mais comme desgens supérieurs, qui comparent £c qui jugqnt, ils ont rapprochéles paroles de Ptolémée , & ils ont vu qu’il s’attribuoit desinventions , qui ne lui appartenoient pas. Ils ont discuté lesobservations , &t ils ont reconnu quelquefois un accord peunaturel, qui les a rendus suspects. Les instrumens anciens nesembloient pas comporter une telle précision. Ptolémée a doncperdu beaucoup de fa réputation , & les modernes l'on t autantrabaissé que les Arabes Lc les premiers astronomes Européensl’avoient exalté. Les uns 6c les autres ont donné dans l’excès.Ptolémée , qu’on accuse de peu de fidélité & de mauvaise foi,peut n’avoir pas eu Tintention de s’attribuer la gloire de ce quiniétpit point à lui {a). Les ouvrages d’Hypparque existoientde son tems , il écrivoit pour ses contemporains, il a pu nepas nommer les auteurs des inventions , comme nous le prati-quons nous-mêmes quand ils font généralement connus. II estplus difficile de le justifier sur les observations qui nous parois-sent suspectes. S’il a osé les changer, pour montrer plus d’ac-cord dans les réíultats, il est évidemment coupable de mauvaisefoi. Mais nous ne sommes pas assez instruits , il est difficile dejuger avec équité. Nous sommes persuadés qu’il s’est permisde choisir les observations , Lc non de les altérer. II a fait
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(a) Eclaire. Lìy. IV, §. t Si }.