DE L’ASTRON O MIE MODERNE. i 7 j
nieuse , Sc ne représentât fort bien les variations des deuxinégalités dans les circonstances particulières des sizigies Scdes quadratures ; mais elle ne fatisfaisoit pas aux circonstancesintermédiaires. Le point difficile est d’expliquer tout, Sc c’estce qui distingue le véritable système du monde d’une hypo-thèse. Alors on ne s’appliquoit qu’aux principaux phénomènes;le reste alloit comme il pouvoit.
§. V I.
Mais toutes les observations de la lune , excepté celles deses éclipses , étoient affectées de la parallaxe ; il falloit donc,avant tout , la connoître. Nous avons vu qu’Hypparque s'enëtoit occupé ; mais il ne paroît pas qu’il l'ait jamais déterminéeavec une exactitude qui l'ait satisfait. Nous croyons que cetterecherche appartient à Ptolémée , ainsi que l’invention de l’ins-trument propre à cette observation (a).
II étoit composé de deux réglés égales de bois, longues desept pieds, divisées en soixante parties; Tune immobile Sc placéeverticalement au moyen d’un fil à plomb ; l'autre mobile furune troisième, qui achevoit le triangle, étoit dirigée à l’astre ,à l’aide de deux pinnules ; l’écartement des deux réglés fer-moir un angle , qui mesuroit sangle de la distance de l'astreau zénith. La troisième réglé , divisée comme les deux autresen soixante parties, mesuroit leur écartement , Sc servoit àconnoître la valeur de sangle dont elle étoit la corde. Cetinstrument en forme de triangle, faisoit soffice de nos sec-teurs de cercle , dont on peut le regarder comme l’ancienmodele.
Remarquons que cet instrument dérive de l’idée primitive
(<*) Ptolém. Almag. Lib. V, cap. u. L’instrument étoit nommé Triqitctrea.