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Tome premier.
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HISTOIRE

que Ptolémée assignoit aux éclipses de lune, doivent être plusétendues. La parallaxe produit ici deux effe’ts différens. Lors-que la lune est au-dessus de l’écliptique Lc plus élevée que lesoleil, sa parallaxe , qui sabaisse toujours vers l’horizon , tendà la rapprocher de cet astre , Sc dans ce cas elle augmente lenombre des éclipses. Mais lorsqu^ la lune est au-dessous del’écliptique Sc plus bas que le soleil, sa parallaxe l’en éloigne >Sc rend par conséquent les éclipses plus rares.

Que falloit-il donc faire pour calculer les éclipses de soleil,malgré la complication des esters de la parallaxe ? 11 falloirtransformer l’état réel des choses dans leur état apparent, Scopérer fur ces apparences, comme íì elles étoient réelles. C’estce qu’ont fait les anciens ; c’est ce que nous faisons encore ,en suivant la méthode que Ptolémée nous a tracée. Loríqu’ilest aíluré qu’il peut y avoir éclipse , il calcule les lieux ducentre de la lune pour plusieurs instans successifs , il appliqueà ces positions de la lune l’effet de la parallaxe, différent dansces différons instans, & il a les distances apparentes du centrede la lune au centre du soleil ; d’où il tire, par une méthodesemblable à celle que nous avons développée , toutes lescirconstances du passage de la lune devant le soleil , Sc del’éclipse qui en résulte.

§. X I I I.

Quant à futilité qu’on peut tirer de ces éclipses , lesanciens n'en tirèrent aucune, soit qu’il s ne savent pas apperçue,soit plutôt qu’ils en ayent été éloignés par la difficulté. Ilsn’observoient ces éclipses, ils ne les annonçoient que par l’am-bition de connoître les loix de la nature , Sc de prévoir sesphénomènes ; peut-être aussi par le désir de rassurer les dernieresclasses du peuple, où la lumière est long-tems à descendre ,