I S S HISTOIRE
sems. Tel est celui qui est connu des astronomes fous le nom deréduction a L’écliptique (a). Les yeux, l’expérience ne pouvoientl’avercir ; la vue feule de Tefprit a fait cette découverte ; ctestle fruit de fa sagacité. II examine avec détail les circonstancesde la succession des éclipses , èc leur nombre dans un temsdéterminé. On voit qu’il embrastdit assez complettement lascience, pour essayer de découvrir toutes les vérités qui dépen-de» ie n t des élémens connus. C’est Tépoque de cet esprit de com-binaison , par lequel l’homme a atteint tant de connoissancesélevées : seules Sc íéparées, elles étoient restées stériles; c’est deleur rapprochement, Sc pour ainsi-dire , de leur alliance qu’ona vu sortir une foule de vérités nouvelles. Cet esprit de com-binaison semble dû à la géométrie, qui ne considéré que desrapports. Les sciences ont développé l’hommej c'est par ellesqu’il domine l'u ni vers. La géométrie donne de la justesse auxesprits dont l’astronomie aggrandit les idées.
§. X V.
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Ptolemee paste ensuite aux planètes, Sc le premier pointqu’il convenoit d’établir étoit l’ordre de leurs distances. C’estun contraste bien digne de réflexion que celui de l’hommeignorant, qui se croit d'abord enfermé fous une voûte solideSt pierreuse , oû des points brillans Sc des flambeaux fontattachés pour l’éclaírer ; Sc de ce même homme, perfectionnépar le développement de ses organes , qui ose éloigner lesplanètes les tines des autres , marquer , espacer les limitesde leurs empires , Sc régler par la raison Tordre Sc l’arran-gement de Tunivers. Suivant Ptolémée , Saturne est la pluséloignée des planètes, ensuite Jupiter, Mars, le Soleil, Venus,
(a) Eclaircis. Liv. IV, §. jj.