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Tome premier.
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histoire

grandeur du soleil à l’horizon par les rayons, qui se brisent, ouse réfractent en entrant dans l’atmosphere ; qu’il avoit mêmeapperçu que cet effet dépendoit de la densité du milieu. Ilappliquoit mal l’effet de la réfraction , mais il ne l’ignoroitpas. La premiere connoiffance n’en appartient donc pas àPtolémée. Cléomede a été plus loin ; il a pensé que le rayonde lumière, en se courbant dans l’atmosphere , pouvoit éleverle soleil ôc nous le montrer encore , quoique déjà descendusous l’horizon. Ainsi voilà l’effet de la réfraction agissant dansle sens vertical bien connu ôc bien annoncé. Ptolémée savoirfans doute développé en astronome plus instruit que Cléo-mede. Ce qui a retardé l’application de cet élément auxobservations astronomiques , c’est qu’on ne l’a découvert quepar les phénomènes , qui ont lieu à l’horizon, par le phéno-mène de la grandeur extraordinaire du soleil & de la lune,ou par celui de la lune se levant éclipsée, avant le coucherdu soleil. Ptolémée lui-même avoit remarqué que les distancesréciproques des étoiles paroissoient plus grandes à l’horizonqu’au milieu du ciel (à) ; phénomène absolument semblableà celui de la grandeur des astres à l’horizon. II étoit doncnaturel de penser que l'esset de la réfraction se bornoit là.Ce préjugé a subsisté assez long-tems, puisqu’au commen-cement du dernier siecle , on ne croyoit pas que la réfractions’étendît au delà de 45 degrés de hauteur (b). II paroît que lesanciens n’cbservoient les astres au’au méridien Lc vers le milieu

L

du ciel ; en conséquence à Alexandrie , où le soleil au méri-dien n’est jamais vu plus bas que 3 6 degrés , &c les autresplanètes peu au-dessous , on n’a point dû sehtir la nécessitéd’employer la réfraction astronomique. Elle est déjà fort petite

j-r) Almag. Lib, IX y c. 1,

(b) Infr'a, tome second.