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Tome premier.
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DE L’ASTR ONOMIE MODERNE. io 3

à cette hauteur, Sc moindre que Terreur des instrumens an-ciens. Les Arabes Sc les Perses , qui n’étoient pas beaucoupplus éloignés de Téquateur que les astronomes d’Alexandrie,ont été dans le même cas. Ce n’a été qu’en observant dansdes pays plus septentrionaux , sous une plus grande incli-naison de la sphere , que la réfraction a affecté sensiblementces observations. Voilà pourquoi Tusage de la réfraction futréservé à Waltherus Sc à Tycho.

§. XXVI.

On doit faire honneur à Ptolémée de la faine opinion qu’ileut íur la cauíe de la grandeur des astres à Thorizon. II connutaffez bien la réfraction , pour voir quelle élevoit presqueégalement les deux bords du soleil , Sc que par conséquentelle ne pouvoit Taggrandir. Nous disons presque , parce qu’eneffet la rétraction devient toujours de plus en plus petite , àmeíure que Tastre s’éloigne de Thorizon : or, comme T un desbords du íoleil est toujours plus haut que Tautre de touteTétendue du dilque, il est plus éloigné de Thorizon, Sc moinsélevé par la réfraction , que le bord inférieur, qui par là ferapproche de lui ; de forte que Teffet réel de la réfractionest d’accourcir le diamètre, de diminuer la grandeur apparentedu soleil , au lieu de Taugmenter. Voilà ce qui fut encoreremarqué par Ptolémée, mais ce n’est point le fruit de Tex-périence , la quantité est trop petite pour avoir été mesurablealors par les instrumens ; c’est une vue de Tefprit. Puisquela réfraction n’amplifìe pas les disques des astres , il falloiten chercher une autre cause. Ptolémée la trouva dans unemétaphysique affez fine. Nous n’avons une idée des distancesinconnues que par les distances qui nous font familières. C’estdonc par celles de la terre, quoique très-bornées, que nous

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