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Tome premier.
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104 HISTOIRE

jugeons des distances célestes. Mais les distances terrestres, Scque nous avons parcourues, ont, toutes petites quelles font,une grandeur imposante qu’elles tiennent de notre foiblesse.Lorsque nous comparons ces distances aux distances célestespar le moyen des inítrumens , nous avons des résultats exacts ;mais lorsque nous établissons la comparaison sur le rapport denos sens, Terreur de ce rapport, Tillusion de Tesprit se répandsur les deux objets de la comparaison , Sc la fausse idée degrandeur passe de Tu n à Tautre. Ptolémée pensa que la gran-deur apparente des astres à Thorizon étoit une erreur, produitepar deux jugemens tacites de lame. Quand le soleil Sc la lunesont à Thorizon , il se trouve entr^ux Sc nous beaucoup d’ob-jets interposés, nous connoissons les distances de ces objets ;celle de Taítre , estimée par ce module , nous semble très-grande ; Sc en conséquence de ce premier jugement, Tobjet ,sans changer de grandeur réelle, nous paroît plus grand , enraison de ce que nous le jugeons plus éloigné. Lorsque les astress’élevent à une certaine hauteur; ils font loin de Thorizon, Scde toute espece de module ; 11 n’existe entr’eux Sc nous quele vide de Tespace , sur lequel Timagination n’a point de prise ,Sc nous le jugeons plus près. Cette cause ingénieuse , la seulevraisemblable , Sc sans doute la vraie , a été renouvelée par leP. Mallebranche ; mais on volt quelle étoit plus ancienne ,Sc quelle appartient à Ptolémée.

§. XXVII.

Le traité d’optique de Ptolémée devoit être un bon ouvrage,si Ton en juge par ce que nous venons de citer fur la réfraction.II est singulier qu’il ait absolument disparu. Ce livre exiítoitau onzième siecle où vivoit Alhazen , Sc au treizième , où a