*2 34 HISTOIRE
verres optiques , les miroirs, qui dans nos télescopes amplifientconsidérablement les objets, pour les rendre sensibles, grossis-sent en même tems les vapeurs, qui troublent la traníparencede l’air &C nuisent à la vision distincte. Ici, s’il y a quelquevice dans la disposition des pieces de l’instrument, dans leniveau des surfaces, dans le plan total qui doit réunir toutesces pieces , dans la courbure de Tare ; si la masse totale faitplier quelques parties, altéré leurs figures, les effets en fontplus sensibles fur un grand instrument , èc ces irrégularitésgrossies , compensent l’avantage d’un arc plus étendu, fur lequelon apperçoit distinctement des divisions, inappréciables avecun moindre rayon. Cet avantage est en effet proportionné àl’étendue du rayon ; mais il faut en rabattre tout ce que pro-duisent les imperfections inévitables que nous venons d’indiquer.Une exécution négligée pourroit rendre un pareil instrumentmoins sûr qu’un instrument beaucoup plus petit ; une exécutionsoignée lui laisse une partie de l’avantage de sa grandeur : maisla vérité , l’exactitude rigoureuse fuient devant nous ; en mar-chant vers elles, des efforts semblables ne font pas faire des paségaux ; Sc lorsqu’on en approche, il faut faire beaucoup pouravancer peu , jusqu’au terme où est posée la barrière impéné-trable , & où l’industrie humaine s’agitera fans pouvoir passerau-delà. Ces réflexions ne doivent pas empêcher d’admirer lamagnificence des princes , qui ont fait construire ces grandsinstrumens ; elle annonce une attention suivie & active, quiféconde les sciences cultivées. Nous leur souhaitons des imi-tateurs. De pareils instrumens ne peuvent être jamais communs;la dépense, l’embarras de les placer les interdit au grand nombredes astronomes ; en conséquence de ce qu’une science bienordonnée , demande que les déterminations fondamentalessoient établies fur une égale précision, ils ne peuvent servir aux