1 4© HISTOIRE
des changemens de route très-petits, mais répétés Sc accumulés,produire le même esset que lì par un p a liage brusque d’un milieudans un autre , il se détournoit une seule sois dans sa route. Ilfaut croire cependant qu’Alhazen établissoit une partie de l'at-mosphère plus grolliere, où, par un passage véritablement lubir,avoit lieu l’esset presqu’entier de la réfraction ; c’eíl certe sup-position qui lui a servi à déterminer la hauteur de l’atmosphere.11 savoir, par la durée du crépuscule , qu’il commence Sc qu’ilfinit lorsque le soleil eít abaissé de 19 degrés íous l’horizon.Supposant cet abaissement du soleil, il chercha la hauteur dupoint de l’atmosphere, qui eít le plus près du cône d’ombre dupoint, qui eít presque encore dans la nuit, Sc qui cependant,par l’effet de la réfraction, apperço't le soleil ; ce point eít pournous le premier point de lumière , c’eít celui où naît le crépus-cule. 11 trouva par les réglés de la géométrie , que ce pointétoit élevé d’environ 19 lieues Sc demie ; c’eít la hauteur del’atmofphere , du moins groíîìere Sc réfiactive. Alais il n’auroitpoint déterminé cette hauteur , s’il avoit pensé que i’atmos-phere s’étendît jusqu’aux astres ; il n’eût point tait usage de laréfraction pour poíer des limites, s’il avoit cru que son esse tfût partagé dans la longueur du trajet , Sc ne s’opérât qu’in-feníiblement. II y a apparence qu’en admettant une diminu-tion successive dans la densité de l’air, il a considéré d’abordune couche grossière 6c réfractive dont il a calculé la hauteur;mais en s éloignant de la surface, une substance plus épurée,un air entierement dégagé de toute émanation terrestre, quidétourne infiniment peu la lumière , Sc dont il a négligé leseffets. Ces idées d’Alhazen font philosophiques ; elles peuventmême passer pour vraies , puisqu’elles s’accordent assez avecles opinions reçues de nos jours.
Alhazen a donné la méthode pour connoître la quantité de
la