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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 141

1a réfraction ; elle consiste à observer la distance au pôle , ou ladéclinaison d’une étoile, lorsque cette étoile est à l’horizon,ensuite lorsqu’elle p aise au méridien Sc au zénith. Dans le pre-mier cas, où la réfraction est la plus grande, où elle éleve le plusl’étoile , cette distance paroîtra la plus petite : dans le second ,au zénith , le rayon de lumière vient perpendiculairement delctoile à nous , nous avons dit qu’il n’y avoit point alors deréfraction (a) ; son effet étant nul, la distance de l’étoile aupôle paroîtra donc plus grande , Sc comparée avec la pre-mière, la différence donnera la quantité de la réfraction. MaisAlhazen ne détermine point cette quantité , Sc les Arabes nefirent aucun usage de la réfraction , sans doute parce que lamaniéré d’obíerver , malgré leurs grands instrumens , n’étoitpas assez exacte pour exiger cette correction délicate.

§. XXII.

AverroÈs, fameux médecin de Cordouë au douzième fiecle,a fait un abrégé de l’Almageste (b). Son vrai nom arabe étoitEbn Roschd (c). II est connu pour avoir cru voir Mercure furle soleil (d). On sait aujourd’hui qu’il est impossible d’y voircette planète à la vue simple; c’étoit sans doute quelque grossetache. Averroës n’étoit pas content de l’arrangement Sc du sys-tème de Ptolémée : il penchoit à rappeler les hypothèses descercles concentriques d’Eudoxe Sc d’Aristote ; Sc se trouvanttrop vieux pour entreprendre un tel travail, il le dénonce Sc lerecommande à la postérité. Le premier pas vers le bien est ledégoût du mal. Ce désir d’Averroès est l’indice d’un bon esprit,nous avous dû lui en faire honneur. Ce désir est encore le signe

(j) Supra , Liv. V. (c) Herbclot, p. 71J.

(á) Weidler, p. 116. (d) Copernic, Revol. Lib. X.

T orne. 1 H h