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le caractère oriental ; il subsistoit sous le joug des Arabes, ungouvernement étranger, une religion nouvelle n’avoient pu lechanger.
Chioniades fut assez heureux pour rendre quelques servicesau Monarque Persan (u), & il en obtint la permission d’em-porter à Trébizonde plusieurs livres. On connut donc Gastro-nomie des Perses ; leurs tables font en manuscrit à la biblio-thèque du Roi. Bouillaud , qui les a examinées, Le qui les afait imprimer par extrait, admire leur exactitude. Le préjugé >qui identifioit la dignité de la science avec celle de la nation,prouve que cette nation antique , fiere Le jalouse de la cul-ture de Gastronomie, tiroit de cette culture immémoriale untitre de propriété exclusive. Bouillaud le remarque également:» il faut, dit-il , que les Persans ayent cultivé Gastronomie« pendant bien des siécles , pour que leurs tables des planètes,» à Gexception de celles de Mercure, soient si exactes {b).
§. XXXI.
Ces tables persiennes, qui diffèrent de celles des Arabes,les tables indiennes dont nous avons parlé, celles des Siamois,dont nous parlerons bientôt, qui toutes ont une certaine exacti-tude ; ces tables , qui font aujourd’hui livrées à des ignorans ,n’attestent-elles pas un ancien état détruit? C’est, dira-t-on , lemême peuple chez lequel Gignorance a succédé à la lumière ;mais ces peuples orientaux, quoique souvent asservis, n’ont-ilspas conservé leur langue > leurs moeurs , leurs usages, & ces mo-numens des sciences que nous admirons, pourquoi ont ils perduseulement Gintelligence de ces monumens ? Cette intelligence
(<i) Bouillaud , Astr. philol. p. tu.
<J>) Ibìd. Proleg. p. 15.