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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. M3

est-elle plus difficile à conserver que leurs autres usages ? Ilsont gardé la routine des calculs , pourquoi la connoissancedes principes s’eífc-elle perdue? Chardin va répondre à cesquestions : c’est , dit-il que les Orientaux sont mous & pares-seux ; ils ne travaillent èc n’ont de désir que pour le nécessaire.Voilà leur caractère essentiel. En Perse, il n’y a pas un hommequi sache raccommoder une montre ; ce sont des ouvriersEuropéens qui y font employés; 8c quoique les Persans voyentpratiquer fous leurs yeux cet art de l’horlogeiie , il leur estencore totalement inconnu. » La température des climats» chauds , ajoute Chardin , énerve l’efprit comme le corps ,„ dissipe ce feu d’imagination nécessaire à l’invention & à la»> perfection des arts ; on n’y est pas capable de longuesm veilles , dc de cette forte application , qui enfante les beaux" ouvrages des arts libéraux & mécaniques. De là vient que» les connoiflànces de l’Asie font si limitées , & qu’elles ne" consistent guères qu’à retenir 6 c répéter ce qui se trouve» dans les livres anciens. Leur industrie est brute mal dé-" frichée ; c’est seulement vers le nord qu’il faut chercher« les sciences & les métiers dans toute leur perfection (a)».Chardin ne fait point de système , il dit ce qu’il a vu ; il estd’ailleurs conforme au récit de tous les voyageurs. Nous n’au-rions pu nous - mêmes rien dire de plus fort en faveur desopinions particulières & nouvelles que nous avons proposéesdans cet ouvrage.

§. XXXII.

Les Tartares vinrent à leur tour asservir les Persans. HolaguIlecan , petit-fils du fameux Genghiskan , fous le régné de

(a) Voyages de Chardin, Tome IV, p. 111, 113,114, 160.