154 HISTOIRE
son frere Mangu , auquel il succéda dans la fuite , partit duTurkestan l’an i 2 5 1 , Sc passa dans l’Occident, c’est-à-dire ,en Perle , dont il fit la conquête ; il fit prisonnier le CalifeMostazem , le dernier de la race des Abaíìides. Pendant qu’ilétoit allé recueillir la succession de son frere , ses générauxfurent battus en Perle ; mais il revint en 1 2 5 9 , Sc reprittoutes les conquêtes qui lui avoient été enlevées. Au retourde cette expédition , il alla prendre quelques repos dans laprovince d’Adherbidgian, & bâtit un rajsad, ou observatoiredans la ville de Maragh , près celle de Tauris, Ce fut là qu’ilassembla les plus fameux astronomes , qu’il fe fit apportertous les livres qui pouvoi<?nt servir à la composition des tablesastronomiques. II fe procura des mémoires, Sc des descriptionsdétaillées des observatoires fameux ? tels que celui de Ptoléméeen Egypte , d’Almamon à Bagdad , de Benani en Syrie , Scde Hakem , Calife des Fatimites au grand Caire (a). Nous nesavons de ces deux derniers observatoires rien de plus que cequ’en dit Herbelot ; mais on voit clairement qu’il existoit dansl’Alie des monumens des sciences, que la curiosité des princespouvoir facilement réunir. Ces débris étoient épars , maisencore exista n s, Sc la voix puissante des souverains reconstrui-sent l’édifice, comme jadis la lyre d’Amphion éleva les mursde Thebes, Le fameux Nassireddin , géomètre Le astronomePersan , avec plusieurs coopérateurs , fut chargé de poser denouveau les fondemens de l’astronomie , comme avoir déjàfait Ptolémée. Ils derpandoienp trente ans pour ce grand ou-vrage , ce n’étoit pas trop : mais les princes font pressés dejouir ; on ne leur en accorda que douze , Sc l’ouvrage futachevé en 126 9. Aussi , à l’exception des moyens mouve-
(<2) Herbelot, p. 934.